». C’est au Brésil que commence la première contre-révolution antimarxiste des années 60. En septembre 1980, un deuxième référendum approuve la nouvelle Constitution et désigne Pinochet comme président pour un mandat de neuf ans. Un Conseil de sécurité nationale est par ailleurs prévu par la Constitution de 1980, et les commandants en chef des armées, le directeur général des carabiniers et certains anciens ministres en sont membres de droit. Le Parlement est fermé, les partis de gauche et les syndicats sont interdits, les autres partis «suspendus». Les Chiliens visés par les opérations du plan Condor sont non seulement des partisans de l'Unidad Popular et du MIR mais aussi d'anciens ministres ou militaires opposés au coup d'État comme le général Carlos Prats, assassiné en septembre 1974 à Buenos Aires, ou Orlando Letelier, assassiné aux États-Unis en 1976[27]. Durant les premières années, l'inflation est très élevée (375 % en 1974 ; l'inflation était déjà de cet ordre avant le coup), puis est relativement maîtrisée et les industries sont re-privatisées (à l'exception des mines de cuivre). En effet ces ouvrages rendent difficilement compte de la complexité des processus politiques, sociaux et culturels des années soixante et soixante-dix. Etat de siège La faillite des «Chicago Boys» entraîne la généralisation des protestas, puis des appels à la grève générale. Le Chili apporte peu à peu un soutien plus marqué à Israël, dénonçant le « terrorisme palestinien » et les médias qui, selon lui, donneraient une image tronquée des colonies israéliennes[56]. L'État juif lui fournit des « équipements testés au combat » et forme des équipes de la DINA, la police politique chilienne. En demandant «pardon aux familles», Aylwin a bien souligné que «l'Etat et la société dans son ensemble sont responsables et débiteurs à l'égard des victimes». Mais je crois que quand vous ferez l'addition, il y aura plus de points positifs en ma faveur que de négatifs.» Le lendemain, une gigantesque manifestation regroupe dans les rues de Santiago plus d'un million de personnes en faveur du non. Le modèle chilien était basé en tout état de cause, sur l'application de politiques néolibérales [...] qui à un degré ou à un autre furent ultimement adoptées par tous les pays, y compris (dans certaines limites) par la dictature communiste survivante de Cuba. Ainsi, entre 1974 et 1989, les revenus des 10 % des ménages chiliens les plus riches ont augmenté 28 fois plus vite que les 10 % des ménages chiliens les plus pauvres[74]. Le PDC finit par éclater: son aile droite décide de soutenir un candidat indépendant, Radomiro Tomic, à l'élection présidentielle de septembre 1970. Fort de ces bons résultats, Pinochet se fait désigner candidat à la présidence pour l'élection de1989. Le départ de Leigh s'accompagna de celui de la quasi-totalité du haut commandement de l'armée de l'air chilienne. La planification de l'extermination, qualifiée par les militaires de « guerre sale», fut décidée avant même le coup d'État, le contre-amiral Luis María Mendía expliquant par exemple à des marins que, pour sauver l'« idéologie chrétienne et occidentale », la marine devrait, vêtue de civil, pratiquer la torture et mettre en pl… Pinochet, d'abord chef de la junte, s'est tour à tour fait nommer chef suprême de la nation, chef de l'Etat et enfin président de la République en décembre 1974. nécessaire] alors que le taux d'analphabétisme régresse et que l'espérance de vie passe de 63,6 ans en 1975 à 74,4 ans en 1990[67][source insuffisante] bien que la mortalité infantile ait fortement augmenté durant les premières années du régime et que la malnutrition affecte la moitié des enfants chiliens. Selon Fanny Jedlicki, « Les exilés chiliens et l’affaire Pinochet. Mais il n'a rien fait pour accélérer les actions judiciaires. Quant à la Junte, elle occupe les fonctions constituante et législative à la place du Congrès national, dissout depuis le 21 septembre 1973. Les États-Unis interdisent alors l'exportation d'armes vers le Chili par l'amendement Kennedy, qui deviendra l'International Security Assistance and Arms Export Control Act en 1976. À gauche, après la surenchère de Carlos Altamirano, le secrétaire général du Parti socialiste, Salvador Allende est déstabilisé et en vient à asseoir son pouvoir davantage sur le Parti communiste, plus stable[8]. Allende est définitivement lâché le 23 août, lorsque le général Prats démissionne du cabinet et de ses fonctions de commandant en chef. Présidée par Patricio Aylwin, la DC prend la tête, avec les partis de droite, du mouvement de grève des mineurs d'El Teniente puis de ceux des transports publics, des petits commerçants, des professions libérales et enfin des camionneurs. La dictature de Pinochet. Chili: la justice ordonne la saisie de biens de l'ex-dictateur Pinochet. Nous devions terroriser le peuple pour l'empêcher de se soulever. Une nouvelle estimation est établie en 2011, décomptant plus de 3 200 morts et « disparus », autour de 38 000 personnes torturées[1]. Poursuivant ses critiques, Leigh accorda le 18 juillet 1978 une entrevue à un journal italien, le Corriere della Sera, dans lequel notamment il condamna l'assassinat d'Orlando Letelier aux États-Unis et réclama le rétablissement à court terme du régime civil avec la légalisation des partis politiques, une nouvelle constitution et des élections libres. Cependant, le général Pinochet est reçu à l'étranger, non seulement dans les pays de la région mais aussi aux États-Unis d'Amérique, notamment à la Maison-Blanche en 1977 où il s'entretient avec le président Jimmy Carter[49] ou encore en Bolivie en 1988 pour y rencontrer Víctor Paz Estenssoro[50]. Profaner une tombe, «c'est une façon de poursuivre un combat idéologique». Les nombreuses entreprises ne peuvent plus payer leurs dettes. Des groupes de musique s'exilent, comme Los Jaivas, et leur musique ne peut être distribuée au Chili que clandestinement. En 1978, le Chili et l'Argentine évitent un conflit militaire pour le contrôle des îles du canal de Beagle (Conflit du Beagle), grâce à la médiation du Pape Jean-Paul II. Retour et transmission de la mémoire », « Donner un chiffre précis s'avère une tâche impossible, les Chiliens ayant alors quitté le pays sont répertoriés sous différents statuts (réfugiés politiques, migrants « ordinaires », personnes bénéficiant du regroupement familial…). L'année 2020 vue par les enfants : «Je n'irai pas jusqu'à dire qu'on était comme en prison mais bon...», Accédez à tous les contenus et au journal numérique en avant-première, Libération en version papier et numérique, «A l’heure actuelle, la France n’est pas prête à accepter la vaccination massive», Covid-19 : 200 maires français s'engagent à se faire vacciner pour donner l'«exemple», Covid-19 : un couvre-feu dès 18 heures envisagé dans les zones les plus touchées, Covid-19 : onze mois à suivre «les Experts : autoproclamés», Train de nuit : le retour de la fée couchettes, Résidents en Ehpad : «Si mon médecin me dit que le vaccin est bien pour nous, je lui ferai confiance», Après un nouveau séisme en Croatie, la détresse, Profaner une tombe, «c'est une façon de poursuivre un combat idéologique». Le coup d'État du 11 septembre 1973 a été mené par une junte militaire, dirigée par un conseil de quatre officiers. Selon Amnesty International, « de très nombreux éléments permettent d’établir que ces « disparus » ont été victimes d’un programme gouvernemental d’élimination des opposants présumés. Près de 10 millions d'hectares sont expropriés au profit de plus de 100 000 familles. Chili : fin de la « transition vers la démocratie » ? Elle va maintenant gagner ses galons dans l'horreur. Augusto Pinochet (25 Novembre, 10 Décembre 1915-2006) était un officier de l’ armée et dictateur du Chili de 1973 à 1990. Sur le plan médiatique, les partisans de Pinochet disposent d'avantages considérables. Les supplices de l'électricité, de la baignoire, de l'émasculation, de l'amputation des doigts et des oreilles deviennent monnaie courante. « Pinochet, le procès de la dictature en France » (Editions Toute Latitude) est un livre incontournable pour comprendre la dictature chilienne et la transition vers la démocratie dans ce pays dans les années 1990. La répression est alors en nette régression par rapport aux années précédentes[35], alors qu'une commission d'enquête de l'ONU constate une amélioration réelle en matière de droits de l'Homme[36]. L'Argentine occupe une grande partie de la pointe sud de l'Amérique du Sud. Lautaro Carmona, secrétaire général du Parti communiste chilien évoque l'impact du régime Pinochet sur le Chili d'aujourd'hui. Augusto Pinochet Ugarte est né le 25 novembre 1915 à Valparaíso. En fait, le général complote depuis plusieurs semaines sous le nom de code de" Pinocchio! Mais les partis d'opposition, des socialistes-marxistes à la droite libérale, se regroupent au sein de l'Accord pour le non (à la candidature Pinochet). Il compteront de nombreux membres ou sympathisants dans les médias, chez les fonctionnaires du gouvernement et dans le patronat. Le 5 octobre, 7 435 913 électeurs sont attendus aux urnes[81]. Il enseigne ensuite la géographie à l'Ecole de guerre et se passionne pour les questions de «sécurité nationale». L'aile gauche du parti ­ majoritaire ­ se prononce pour une voie «non capitaliste de développement». Durant cette période, des élections législatives et présidentielles devaient être organisées, au moins 90 jours avant la fin du mandat prorogé. D'autant que la confiance n'a jamais existé entre partenaires de la coalition. Les prisonniers étaient également régulièrement frappés, et souvent drogués. L'armée décide de frapper fort. Les deux meurtres ont été commis par Michael Townley, membre de la Dina, sur ordre du général Contreras qui contrôle la police secrète. Le général César Mendoza, commandant-adjoint des carabiniers, contacté par Leigh le 10 septembre, était le quatrième membre du complot militaire. Le 11 septembre 1973, il prend la tête d'une junte militaire qui renverse le gouvernement démocratiquement élu du socialiste Salvador Allende. Dans le même temps, la part du budget de la défense passe de 10 % en 1973 à 32 % en 1986[65] et la dette explose, passant de 5,6 milliards de dollars en 1977 à 15,6 milliards en 1981[66]. En réaction, Pinochet envoie l'armée, plutôt que les traditionnels carabineros, pour réprimer les manifestations, provoquant des morts. Le 24 mars 1976, une junte militaire prenait le pouvoir en Argentine mettant ainsi fin à la dernière expérience péroniste. L’inflation atteignit 20 % et le PNB chuta de 14,3 % en 1982[63]. L'état de siège est réinstauré. Il faut en outre tenir compte de l'hétérogénéité des modes de décompte élaborés par les diverses administrations des nombreux pays ayant accueilli les réfugiés ». Des milliers de guérilleros armés attendaient autour de la capitale pour venir assassiner les Chiliens. Pendant l’ensemble de la période de la dictature, « des centaines de milliers de livres furent confisqués et détruits »[24]. Le nouveau président, fort de 36% des suffrages seulement, n'en réaffirme pas moins ses grandes orientations . En décembre 1983, le Front patriotique Manuel-Rodriguez (FPMR), émanation du Parti communiste, entame la lutte armée contre le régime. Contreras, qui affirme que « les vainqueurs n'ont pas de comptes à rendre aux vaincus », se réfugie, « malade », dans un hôpital de la marine chilienne. Entre autres raisons, le taux de change dollar Peso (qui est de 1:39), empêche les exportations et favorise l'endettement[77]. Le général Pinochet nomme un nouveau gouvernement, place des civils comme le journaliste économiste Joaquín Lavín (à la fonction de secrétaire général du gouvernement) à des postes anciennement tenus par des militaires alors que les partis d'opposition se déchirent dans un premier temps sur la conduite à tenir face au général Pinochet, à la constitution mais surtout pour désigner un candidat commun à l'élection présidentielle. Allende appelle Pinochet et lui offre le poste de commandant en chef de Santiago. Certains officiers commencent à critiquer la participation de l'armée au maintien de l'ordre. Jusqu'à l'enterrement officiel d'Allende, en septembre 1990, des bouquets de fleurs déposés sur la tombe constitueront autant de pieds de nez à la dictature. Elu député en 1938, il est, quatre ans plus tard, ministre de la Santé d'un gouvernement Front populaire avant d'accéder au Sénat en 1945. Le gouvernement déclara l’état de siège, et le moment fut mis à profit par diverses organisations, comme le Front Patriotique Manuel Rodríguez, qui décida de mettre sur pied l’« Operación Retorno » (opération Retour), nom donné à la tentative de mettre fin au Régime par la voie armée[réf. Le gouvernement de «transition vers la démocratie» qui entre en fonction en mars 1990 suivra les rails des militaires. Hortensia Bussi, femme du Président, et ses deux filles, Beatriz et Maria Isabel, partent en exil. Les premières sont pacifiques, mais la junte opposant la sourde oreille, les violences apparaissent. Interview. Carlos Altamirano, le chef du parti socialiste chilien avait été averti d’un possible coup d'État de la part de la Marine et avait prononcé un discours incendiaire invitant le Chili à devenir un second Viêt Nam héroïque[10]. Au Chili, l’an passé, la nouvelle Commission des droits de l’Homme, chargée de compléter les informations jusqu’ici connues, a comptabilisé près de 38 000 personnes torturées sous la dictature d’Augusto Pinochet. A la proposition «Face à l'agression internationale lancée contre notre patrie, j'appuie le général Pinochet dans la défense de la dignité du Chili, et je réaffirme la légitimité du gouvernement de la République ["]», une écrasante majorité de Chiliens répond oui. Une junte, composée de Pinochet pour l'armée de terre, de l'amiral José Merino et des généraux César Mendoza (carabiniers) et Gustavo Leigh (armée de l'air), somme Allende de se rendre. Lorsqu'il apprend la victoire électorale de Salvador Allende, le 4 septembre 1970, le général Augusto Ugarte Pinochet, alors commandant de la région d'Iquique (1 … Le 27 août 1988, Pinochet met fin à l'état d'urgence. Les élections se déroulent calmement. ... « Des extrémistes chiliens s’entraînent en Argentine ». En même temps, le fragile équilibre politique interne fondé sur le soutien de la démocratie chrétienne est mis à mal. En septembre 1973, comme chaque année, l'US Navy et la marine chilienne organisaient des manœuvres communes. Fin juillet, un aide de camp d'Allende est assassiné par un commando d'extrême droite. Nous allons restituer à notre peuple les grandes mines de cuivre, de charbon et de salpêtre"». Hugo Banzer, le général bolivien, rompt alors ses relations diplomatiques avec le Chili. La répression est féroce: on arrête, on rassemble, on fusille. Le 11 septembre 1973, un putsch militaire, dirigé par le général Augusto Pinochet, renverse Salvador Allende, président socialiste chilien. Les ménagères, qui défilaient sous le gouvernement d'Unité populaire en frappant sur des casseroles pour protester contre la pénurie, reprennent du service contre le régime. Les responsables politiques locaux et l’ensemble des maires sont destitués, leurs remplaçants étant nommés par la junte[23]. Cette période de dictature militaire commença quand les commandants des forces armées et de la police renversèrent par un coup d'État le gouvernement du président démocratiquement élu Salvador Allende, et se termina par un référendum révocatoire perdu par Augusto Pinochet qui, au bout d'une brève transition démocratique, permit la restauration de la démocratie le 11 mars 1990. 15 juillet 2018. Les populati… George Bush père précise en 1989 que « l’engagement dans la démocratie n'est qu'un élément dans la nouvelle association que j'envisage pour les nations des Amériques. Sur fonds d'attentat à l'explosif, commis par le front patriotique Manuel Rodriguez, et provoquant un mort, Patrico Alwyn est élu dès le premier tour avec 57 % des voix contre 29 % à Büchi et 15 % à Talavera[85] ; et au parlement, la coalition démocratique l'emporte largement. En deux mois, les opposants au nouveau régime ont procédé à des retraits massifs de capitaux, la production industrielle a chuté, l'approvisionnement marque le pas et le marché noir des devises s'est emballé. Cette disposition vise bien sûr Pinochet, qui régnerait alors jusqu'en 1997. Libéralisme sauvage Tout à la répression, le gouvernement militaire abandonne les rênes de l'économie aux monétaristes adeptes de l'école de Chicago, fondée par Milton Friedman. … C'est sous ses ordres que les forces aériennes procèdent d'abord à l'épuration au sein de ses rangs des opposants au coup d'État puis aux interrogatoires contre certains de ses plus hauts gradés comme le général Alberto Bachelet. Il y a tout d'abord le général Augusto Pinochet, chef de l'armée de terre (30 000 hommes), rallié in extremis aux putschistes. Un rapport de 2000 pages est rendu public un an après l'accession d'Aylwin à la présidence. Néanmoins, le 11 septembre 1980, la nouvelle Constitution Politique de la République du Chili est approuvée par 68,95 % des votes, selon les chiffres officiels, et entre en vigueur le 11 mars 1981. De retour dans la soirée du 10 septembre dans la cité portuaire, les troupes d'infanteries chiliennes commencèrent à couper les communications, s'emparant de la ville dès 3 heures du matin, sans coup férir. Un régime qui fut responsable de la disparition de plus de 30 000 personnes, de la mort de 15 000 argentins, ainsi que de nombreux exilés et d’enlèvements d’enfants. Le projet est repoussé par l'Assemblée. À droite, le Parti national et le Parti démocrate-chrétien du Chili ont fait alliance au sein de la Confédération démocratique, qui remporte les élections législatives de mars 1973 sans disposer toutefois de la majorité constitutionnelle pour forcer Allende à la démission. Des milliers d’opposants sont parqués au stade de Santiago, de très nombreux prisonniers sont torturés, d'autres « disparaissent » (ils sont assassinés et leurs corps sont dissimulés). Il eut aussi pour conséquence d'élever l'ancien président Salvador Allende au statut de martyr[48]. Presque toutes sociétés deviennent insolvables. Les partisans de Pinochet tentent de faire un repoussoir le souvenir des années de gouvernement de l'Unidad Popular alors que l'image de Pinochet est retravaillée par ses conseillers pour le présenter en grand-père paternaliste. De nombreux employés du secteur public perdent leur emploi[71]. Il fit néanmoins évacuer sa famille et le personnel et se retrancha dans le palais présidentiel, avec 42 de ses gardes du corps, déclarant être prêt à mourir les armes à la main. Cette fois-ci, la recette fonctionne. L'article 45 de la Constitution lui accorde également de devenir sénateur à vie après son dernier mandat. La commission Vérité et réconciliation (rapport Rettig) utilise celui de régime militaire[3],[4]. Des milliers d’opposants sont parqués au stade de Santiago, de très nombreux prisonniers sont torturés, d'autres « disparaissent » (ils sont assassinés et leurs corps sont dissimulés). C'est un communiste. Dans les trois jours suivant le coup d'État, plus de deux cents personnes sont assassinées par les militaires aux ordres des putschistes. Selon l'historienne Verónica Valdivia Ortiz de Zárate, « l'opposition cherche à miner l'autorité présidentielle, à générer un contexte de chaos économique »[7]. A l'issue de ses études de médecine, Allende exerce dans les bidonvilles de Santiago. Ces crimes furent attribués à des membres du corps de carabiniers, ce qui mena à la démission de la junte du directeur général César Mendoza, remplacé par Rodolfo Stange. Téléphones et télégraphes ont également été neutralisés. Le rapport Valech parle entre autres de « régime dictatorial ». Si plusieurs petites publications de gauche circulent légalement, la grande presse reste acquise au régime. L’histoire de l’Argentine au XXème siècle est jalonnée par les interventions militaires, dont la dictature de 1976-1983 est le point culminant. Si la désignation du candidat était validée au cours du référendum, celui-ci entrerait en fonction à la date prévue du 11 mars 1989 ainsi que les dispositions permanentes de la Constitution. Abonnés, Non, «Der Spiegel» n’a pas révélé que l’Allemagne a moins de morts du Covid grâce à l’hydroxychloroquine, Que sait-on de «l'agression» d'un jeune à Belfort le soir de Noël ? Pour faire fonctionner l'administration civile, la junte recrute au sein du Mouvement grémialista de Jaime Guzmán. Le chômage s’éleva à 28,5 %[69] et le gouvernement ne trouva aucune formule pour contrôler la situation. Que le dictateur s'en aille!» Vers 21h30, le 14 décembre 1989, la joie éclate enfin au Chili. En 2002, il restait 1 198 « disparus »[45]. Le régime autoritaire et conservateur qui gouverna le Chili, sous la présidence du commandant des forces armées, le général Augusto Pinochet, est connu pour ses multiples atteintes aux droits de l'homme (plus de 3 200 morts et « disparus », autour de 38 000 personnes torturées[1], plusieurs centaines de milliers d'exilés) et pour sa politique économique de privatisations - fréquemment qualifiée de néolibérale - menée par les « Chicago Boys », inspirés par les conceptions économiques développées par Milton Friedman. Peu après, l'ambassadeur des Etats-Unis sable le champagne avec son staff. Les prix des matières premières baissent alors, comme le cuivre (la principale exportation chilienne[76]). Le 11 septembre 1973, Augusto Pinochet mobilisait l'armée pour renverser le président socialiste Salvador Allende. L'historiographie argentine sur la dernière dictature abonde d'ouvrages de journalistes d'investigations traitant des exactions de l'Etat répressifs donnant lieu le plus souvent à une surenchère de l'horreur. Elle doit avoir pour visée la garantie que l’économie de marché survive, prospère et prévale »[89]. Le dit accord, qui demandait notamment le respect des dispositions transitoires de la constitution, fut reçu avec scepticisme par les secteurs de l’extrême-gauche, et par de sérieuses divergences au sein de l'administration militaire. Il se spécialise dans l'assassinat de carabiniers et échoue, le 7 septembre 1986, dans un attentat à la roquette contre le dictateur. Quand Allende s’oppose à toute dérive par rapport à l’ordre institutionnel et constitutionnel, Altamirano se rapproche du Mouvement de gauche révolutionnaire (MIR) pour tenter de favoriser une rébellion dans la marine contre les officiers militaires suspectés de préparer un coup d'État. Des sources militaires le mettent en garde: l'avion devrait s'abîmer en mer après le décollage. Pinochet entre à l'Académie militaire l'année même où Allende fonde le PS. En mai 1995, l'ex-chef de la Dina Manuel Contreras et le brigadier Pedro Espinoza, ancien responsable des opérations extérieures, peuvent être condamnés pour l'assassinat de l'ancien ministre Orlando Letelier car le crime a été commis à l'étranger. Au sein des centres de torture, les cellules font parfois 70 centimètres de large[19], certains détenus sont placés au milieu de cadavres[20]. L'échec du modèle ultralibéral est consommé le 15 décembre 1982 avec une grande manifestation dans les rues de Santiago aux cris de «Pain, travail, justice et liberté!». La banque nationale et les entreprises chiliennes avaient approuvé plusieurs emprunts durant cette période, basés sur la prémisse d’un taux de change fixe d’un dollar américain pour 39 pesos chiliens. Ce n'est que vers 2 heures au matin du 6 octobre que les résultats sont officiellement publiés accordant 44,01 % des voix aux partisans de Pinochet contre 55,99 % à ses adversaires victorieux[83]. Quelques mois après le retour de la démocratie, une commission a été créée pour faire la lumière sur les crimes commis durant la dictature. Hernan Büchi, 42 ans, chevelu en blazer qualifié de «rock star» ou de «hippie économiste», vient d'être nommé ministre des Finances. Plus de 3 200 ont été tuées ou portées disparues. Retraite assurée Divisé entre ses ambitions et le verdict des électeurs, Pinochet s'attache à organiser des élections tout en multipliant les embûches. Mené par Eduardo Frei Montalva, elle appelle à voter contre le projet de constitution lors de son unique meeting politique au théâtre Caupolicán de Santiago. Les emprunts atteignirent alors des intérêts exorbitants et de nombreuses banques et entreprises firent faillite. Il fut alors remplacé par le général Fernando Matthei. Mais, en 1967, de graves dissensions opposent le Parti démocrate-chrétien (PDC) et le gouvernement Frei. Le Président, qui croit encore en la loyauté de Pinochet, le désigne comme successeur. A partir du 11 février 1985, un étrange personnage apparaît dans les couloirs du palais présidentiel. En janvier 1978, à la suite d'une nouvelle condamnation de la dictature par l'ONU pour non-respect des droits de l'Homme, la junte organise un plébiscite. La balance des paiements atteignit un déficit de 20 % en 1981 et les cours du cuivre chutèrent rapidement. Toute tentative de manifestation est sévèrement réprimée. Il est aussi à l'origine de la constitution chilienne de 1980, qui a depuis été largement modifiée, en supprimant ses « enclaves autoritaires » en 1989 et surtout en 2005[2]. Il est le seul au monde à avoir mis en examen l’ancien dictateur Augusto Pinochet, et ce par deux fois.