Sur ce sujet j'ai noté les inquiétudes sans doute les maladresses de quelques dirigeants considérant que souveraineté c'était au fond l'agressivité, est je crois, profondément une erreur. Nous avons retrouvé la sève de cette exigence et savoir partout dans le monde sans remettre en cause la souveraineté de quelque pays que ce soit.Défendre la force et la vitalité des droits de l'homme qui se sont si affaibli ces dernières années. L'objectif de ce forum c'est de pouvoir au moins une fois par an à Paris avoir les grands penseurs, les think tanks, les entreprises, les gouvernements du monde entier qui puissent se réunir et penser un agenda commun. La force de nos armées repose aussi sur elles, sur vous, sur votre capacité à faire face, et je les en remercie.Je pense enfin à nos anciens combattants, ceux que nous n’oublions pas, et à qui nous devons tant, et que tout au long de l’année, notre secrétaire d’Etat Geneviève Darrieussecq, accompagne de son travail et de sa considération.Pour tout militaire, défiler le 14 Juillet sur les Champs-Elysées est un moment unique.Parce que l’on représente ses frères d’armes, celles et ceux qui, disparus, blessés, déployés, ne peuvent pas être là.Parce que l’on s’inscrit dans une longue histoire, celle que racontent les drapeaux et les étendards, qui portent dans leurs plis les noms des victoires et des exploits des armées françaises.Parce qu’à ce moment-là, tous, vous le dites, les militaires font corps avec le peuple de France, qui les applaudit et qui les soutient.Mais ce qui rend ce moment singulier, c’est aussi la part d’universel que l’on porte, quand on est français, et que l’on défile sur les Champs-Elysées : ce sentiment qu’on est là pour son pays, bien sûr, mais pour plus grand encore, pour la liberté, pour la paix, pour une certaine idée de l’homme.À vos côtés, cette année, seront présents de nombreux militaires d’armées européennes.Ce sera là un beau symbole de l’Europe de la défense que nous en sommes en train de construire. C'est considérer que les romans, les rêves que nos concitoyens ont le droit d'avoir, de lire, de partager, les films, les spectacles doivent pouvoir relever d'un imaginaire qui est le nôtre, d'artistes qui sont les nôtres et pas simplement d’avoir le choix contre des produits d'importation et des imaginaires qui n'ont pas nos racines profondes. Je souhaite qu'on puisse réallouer les moyens et de l'efficacité sur ce sujet.Troisième priorité sur laquelle je voulais revenir avec vous, c'est de construire un partenariat renouvelé avec la Méditerranée et l'Afrique. Et enfin un agenda eurasiatique qui permette une meilleure convergence entre l'initiative chinoise des nouvelles routes de la soie et la stratégie européenne de connectivité. Donc, nous devons parler avec tous les groupes. La Russie a maximisé dans le contexte actuel tous ses intérêts : elle est revenue en Syrie, elle est revenue en Libye, elle est revenue en Afrique, elle est dans tous les sujets de crise par nos faiblesses ou nos erreurs. Aucune action concertée n'avait été produite jusqu'alors.Nous avons su mobiliser des acteurs industriels, mais les Etats doivent s'engager aujourd'hui pour avoir des adaptations réglementaires qui les accompagneront. Et avant de m'exprimer devant vous, je relisais ces derniers jours mes deux derniers discours aux ambassadeurs qui se sont à chaque fois articulés autour de ce triptyque sécurité, souveraineté et influence. Choisir entre une technologie américaine ou chinoise ? Et au fond, les nouvelles alliances qui sont les nôtres, ce projet-là suppose évidemment d'avoir une exigence en termes de dignité de l'homme. Mais j'ai conscience de la nécessité de cette pensée et de cette démarche au niveau français et européen. On avait mis des lignes rouges, elles ont été franchies, nous n'avons pas agi. Macron, dans son discours du 16 mars, annonce la restriction obligatoire des déplacements. Dans des pays parfois en Europe, en matière de recul des droits, d'indépendance de la Justice, de menace sur les défenseurs des droits, regardez où nous sommes partout dans les théâtres de guerre. Quand on parle des sujets numériques, si c'est un diplomate généraliste qui les traitent, il est moins efficace qu'un expert du numérique. Il y avait une jeunesse libyenne, tunisienne, mauritanienne en particulier, extraordinairement inspirante et nous proposant d’ailleurs des coopérations, des liens auxquels nul n’avait pensé et qu’on n’entend pas dans le dialogue intergouvernemental. La première c'est que quand on parle de l'Arctique, de l'Antarctique, des océans, de la forêt amazonienne ou de la forêt africaine qui brûlent aussi, tout en respectant la souveraineté des états qui ont des compétences territoriales sur ces régions, nous parlons très clairement de biens communs géographiques inséparables de notre biodiversité et du sujet climatique. Mais il faut sans doute avoir une vraie mobilité organisationnelle pour que lorsqu’il y a des priorités, il y ait des équipes-projets qui soient constituées et qui puissent mettre toute leur énergie sur le projet qui arrive et qui parfois nous conduit à revisiter des priorités. Celle de l'internet, des réseaux sociaux, maintenant de l'intelligence artificielle, c'est d'abord une mondialisation formidable de l'intelligence, des progrès technologiques qui acquièrent une rapidité inédite. Parce que notre nation, si fière, à juste titre, de son passé, doit aussi agir aujourd’hui pour rester demain maître de son destin, aux côtés des Européens.La ministre des Armées, tous ces derniers mois, a veillé à ce que chacun des chantiers décidés avance, et je l’en remercie. On expliquera que nous sommes souverains. Avec détermination, avec force, avec constance, elle a défendu cette loi de programmation, et je remercie le chef d’état-major des armées d’avoir constamment porté cette loi de programmation à hauteur d’homme, et avec responsabilité et courage, porté cette même vision.La modernisation accélérée de nos équipements est ainsi lancée.Regardez les A400M et les MRTT, qui arrivent désormais, avec les Rafale F3R, dans notre armée de l’air, tandis que le Griffon, véhicule blindé de nouvelle génération, et dont nous verrons demain les premiers exemplaires, va équiper l’armée de terre, qui a également bénéficié cette année de la livraison de 30.000 treillis F3 ignifugés et de 8.000 nouveaux fusils d’assaut.La marine nationale a accueilli sa 6ème FREMM, la NORMANDIE, ainsi que plusieurs bâtiments de soutien et un patrouilleur Antilles-Guyane. Parce ce qui doit nous frapper aujourd’hui c’est que le Maghreb n’est plus une réalité géopolitique, que les divisions sont très profondes entre ces pays, ce qui les fragilisent et les bloquent dans leur propre développement. Mais ce n'est pas le nôtre très profondément. Les autres peuvent avoir une stratégie non-multilatérale, unilatérale ou bilatérale, nous non. Donc notre responsabilité dans ce contexte et je crois dans cette capacité à revivifier l'esprit des Lumières, c'est d'être des acteurs essentiels pour porter une nouvelle exigence en termes de droits de l'homme, porter une nouvelle exigence pour que nos démocraties et nos valeurs soient partout défendues. Et je tenais profondément aujourd'hui à vous en remercier. Comme nous avons tous envie d'avoir une stratégie cohérente, plutôt efficace je pense que cette amélioration organisationnelle est indispensable si nous voulons peser sur l'agenda numérique, sur l'agenda cyber, sur l'agenda spatial, sur l'agenda des grands standards technologiques et industriels qui est aussi au cœur de la diplomatie de demain. Mais surtout elle nous enlève de la capacité à faire. Je crois que c'est indispensable. CHAMMAL, BARKHANE, mission CLEMENCEAU : il n’est plus une opération sans partenaire européen, sans dynamique européenne.Alors oui, la France est ambitieuse pour l’Europe.Mais elle l’est aussi et avant tout pour elle-même.Devant vous, l’année dernière, j’avais évoqué longuement la loi de programmation militaire, qui définit les axes de notre politique de défense pour les 7 années à venir et à l’horizon 2030. Son usage pourrait alors devenir systématique, a-t-il indiqué, sans préciser s’il sera obligatoire.“Le 11 mai, nous serons en capacité de tester toute personne présentant des symptômes”, a prévenu Emmanuel Macron qui veut ainsi identifier les porteurs du virus et les placer en quarantaine le cas échéant.Le chef de l’Etat plaide en faveur d’un confinement maintenu des plus fragiles et la mise en place d’une application volontaire, respectueuse des libertés individuelles. “Dès mercredi, le conseil des ministres décidera des moyens financiers nouveaux”.Emmanuel  Macron annonce une augmentation et une simplification des aides pour accompagner les entreprises dans le confinement, citant notamment un effort attendu de la part des assurances.Un plan spécifique sera mis en place pour les secteurs particulièrement affectés, comme le tourisme et l’hôtellerie.“L’espoir renaît mais rien n’est joué”, annonce Emmanuel Macron qui précise que le confinement “le plus strict doit encore se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai”.Durant les quatre prochaines semaines, les règles déjà mises en place ne seront “ni allégées ni renforcées”. Le travail de tous les ministères. Le sommet du Secrétaire Général des Nations Unies sur le climat en septembre, la COP au Chili en décembre, le Congrès mondial de l’UICN à Marseille en juin 2020, puis la COP biodiversité à Pékin en octobre. Parce qu'on disait à tous les étudiants dans nombre de pays “Vous voulez faire des études supérieures ? Cela, je le dis depuis l'été 2017. C’est le fondement premier de notre existence en tant que nation et l’essence même de notre souveraineté.Mais notre territoire, comme celui de l’Europe, n’est pas isolé du monde. C’est inacceptable, cette scène, inacceptable sur le plan humanitaire que nous vivons. Il l’est par les services du Premier ministre, mais je pense qu'il faut aussi réinvestir le dialogue bilatéral. Donc, parfois même le défaut de vouloir changer le monde pour ne pas nous adapter, mais nous n'aimons pas nous adapter.Je crois que la vocation de la France est ce qui correspond à la nécessité du temps présent, c'est d'essayer de peser sur cet ordre du monde avec les cartes qui sont les nôtres pour ne pas céder à quelques fatalités que ce soit, mais tenter de bâtir un ordre nouveau, dans lequel non seulement nous aurions notre place mais nos valeurs, nos intérêts au fond pourraient l'avoir. "Vous avez des droits sur nous" comme disait Georges Clémenceau, et nous ne l’oublierons pas.La nation pleure, la nation accompagne ceux qui sont marqués dans leur chair, mais la nation vit, se défend, se bat.Je pense, en cet instant, aux 17.000 soldats, marins et aviateurs, qui sont actuellement déployés en opérations.À celles et ceux, qui dans les profondeurs des océans, ou en alerte depuis les bases aériennes, garantissent la permanence de la dissuasion.À celles et ceux qui assurent la protection terrestre, maritime, aérienne de notre métropole comme de nos outremers.À celles et ceux qui se trouvent en opérations extérieures, et qui, au Sahel, en Afrique, au Levant, en Méditerranée, en Océan Indien, se battent pour notre liberté, pour la liberté de nos partenaires et de nos alliés, pour notre souveraineté.À nos forces pré-positionnées en Afrique comme au Moyen-Orient et sur les mers lointaines.Et puis, je pense à vos familles. Et pour donner corps à cette doctrine, pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain au sein de l’armée de l’air. Mais là aussi, l'histoire et la géographie ont leurs réalités. La rencontre des artistes, des intellectuels, des créateurs exprime des failles profondes de ces pays et permettent de comprendre ce que la lecture sinon du jeu politique ou de ce que nous avons peut-être trop l'habitude de regarder ne permet pas de lire. Mais il nous faut rebâtir sur cette base un récit collectif et un imaginaire collectif. Cette action doit être poursuivie, amplifiée en vue de la conférence que nous tiendrons à Paris en juillet.Nous nous sommes fortement investis l'année dernière pour reconstituer le Partenariat mondial pour l'éducation avec nos amis sénégalais. Et donc il nous faut revisiter cette région d'abord en actant que nous sommes une puissance de celle-ci, mais en développant une alliance si je puis dire complémentaire, non confrontationnelle mais complémentaires de cette relation avec la Chine par cette axe indopacifique.J'ai pu annoncer l'année dernière en Inde puis en Australie. Nous avons des alliés dans chaque région du monde et nous avons un allié important que sont les États-Unis d'Amérique sur le plan stratégique et militaire. Les sujets se technicisent. Certains d'ailleurs nous pousseront toujours à avoir plus de sanctions, parce que c'est leur intérêt. Et donc, quand les sujets se technicisent, le risque, c'est qu'on perde la vision d'ensemble. L'occasion de revenir sur les récentes polémiques mémorielles, d'affirmer qu'il ne faut pas ",Avant une "rentrée un peu particulière", Macron appelle les élèves à respecter les "gestes barrières","Valeurs Actuelles" : Emmanuel Macron a téléphoné à Danièle Obono pour lui apporter son soutien,La France et le Liban, des relations si particulières,En visite au Liban, Macron annonce qu’il souhaite s’y rendre de nouveau en décembre,Emmanuel Macron au Liban : "Le Hezbollah sera son vrai obstacle", selon un politologue.Covid-19 : les Français sont-ils prêts à de nouvelles restrictions ?Bison Futé : 646 kilomètres de bouchons dans le sens des retours de vacances,Pyrénées-Orientales : il se rend à la gendarmerie et s'accuse d'un quadruple meurtre,Après la finale perdue, le PSG se prépare à une fin d'été brûlante,Darius Rochebin fait ses débuts sur LCI : "Je ne me sens pas du tout jeune premier",Ronaldinho retrouve la liberté après cinq mois de détention au Paraguay,États-Unis : démission de Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump,"J’étais sûre que j’allais mourir ce jour là" : Zarie Sibony, ex-otage à l'Hyper Cacher, raconte son 9 janvier 2015,Emmy Awards : les séries "Succession" et "Watchmen" triomphent, Zendaya réalise un exploit,EN DIRECT - Covid-19 : "Le nouveau protocole va permettre d'avoir moins de classes fermées",Covid-19 : Madrid reconfine 850.000 habitants, dont beaucoup de mécontents,EN DIRECT - Gard : deux personnes portées disparues, les recherches vont reprendre,Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent,Recevez chaque jour une sélection personnalisée d'articles et de vidéos.Votre adresse de messagerie est utilisée uniquement pour vous envoyer nos newsletters personnalisées et autres messages de prospection pour des produits et services analogues du Groupe TF1. Et donc là-dessus je souhaite qu'on puisse véritablement aussi innover.Je pense que quand je regarde comment beaucoup d'autres font, nous devons avoir des organisations qui dans le temps nous permettent de bien comprendre les peuples, les pays, les transitions régionales. 19:45. Pour la première fois nous avons signé lors du G7 une charte pour la biodiversité qui est le résultat concret du premier rapport qui était celui de l’IPBES au printemps dernier. En tout cas, dans des changements de paradigme très profonds sur lesquels nous ne sommes pas du tout engagés jusqu'alors. Sur ces sujets il nous faut poursuivre l'avancée pratique et les coalitions.D'abord sur les financements : j’ai annoncé au G7 le doublement de la contribution française au Fonds vert. Il y a une autre stratégie, celle de l'adaptation. Mais je pense qu'il nous faut repenser cette grammaire très profondément.Je crois qu'il nous faut construire une nouvelle architecture de confiance et de sécurité en Europe, parce que le continent européen ne sera jamais stable, ne sera jamais en sécurité, si nous ne pacifions pas et ne clarifions pas nos relations avec la Russie. C'est ce que nous avons décidé au niveau français par des choix que le Premier ministre a fait avec les ministres, pour pouvoir décider que dans certains secteurs technologiques les plus sensibles, il nous fallait maîtriser les composants et pour éviter qu'il y ait une trop grande dépendance de nos opérateurs de télécommunications à certaines technologies.Nous avons ce faisant déclenché un véritable mouvement au niveau européen, chez nos partenaires qui ont reconsidéré certaines de leurs exigences. On abandonne les traités de contrôle des armements qui venaient là aussi de la fin de la guerre froide, chaque jour dans l'innocence et le silence. Il vient d’être sauvé.Les institutions de la Cinquième République,Télécharger DISCOURS DU PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON SUR LA STRATÉGIE DE DÉFENSE ET DE DISSUASION DEVANT LES STAGIAIRES DE LA 27ÈME PROMOTION DE L’ECOLE DE GUERRE - PDF 1 Mo,DISCOURS DU PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON SUR LA STRATÉGIE DE DÉFENSE ET DE DISSUASION DEVANT LES STAGIAIRES DE LA 27ÈME PROMOTION DE L’ECOLE DE GUERRE,Fermer DISCOURS DU PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON SUR LA STRATÉGIE DE DÉFENSE ET DE DISSUASION DEVANT LES STAGIAIRES DE LA 27ÈME PROMOTION DE L’ECOLE DE GUERRE,Histoire de la Présidence de la République,L'investiture des présidents de la République.D’abord, la compétition globale engagée entre les Etats-Unis et la Chine est aujourd’hui un fait stratégique avéré, qui structure et structurera dorénavant les relations internationales.Ensuite, la stabilité stratégique en Europe nécessite davantage que le confort d’une convergence transatlantique acquise avec les Etats-Unis. Nous avons des alliés, nous sommes européens et nous devons travailler avec nos partenaires européens en les respectant. Et nous restons une grande puissance diplomatique, membre permanent du Conseil de sécurité, au cœur de l'Europe et au cœur de beaucoup de coalitions.Mais quand je dis que nous devons être une puissance d'équilibre, cela veut dire que nous devons en quelque sorte avoir la liberté de jeu, la mobilité, la souplesse. Et quand je parle d'un projet européen de civilisation et de ce projet français, c'est aussi cela ce que je veux dire. Pour l’enseignement supérieur en revanche, il n’y aura pas de reprise des cours physiques avant l’été.Les établissements culturels et sportifs, dont les festivals, resteront toutefois fermés au moins jusqu’au mois de juillet.Une aide exceptionnelle sera versée aux familles les plus modestes avec des enfants, ainsi qu’aux étudiants précaires. Elle est inédite. Et je lie à dessein ces deux mots.L'Europe a été formidable pour penser une stratégie concurrentielle. Mais à côté de ça nous avons réinvesti une stratégie de partenariats éducatifs, tout particulièrement en Afrique, et pour la première fois en ouvrant des cycles universitaires dans des pays, qui sont nos alliés depuis tant et tant de décennies et en permettant qu'on puisse faire certains cycles, certains premiers cycles universitaires en effet, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, aussi fou que cela puisse paraître, en proposant et en le faisant en Tunisie, en le proposant en Algérie. Et elle s'accélère parce que nos concitoyens en ont conscience, beaucoup plus et nous pressent d'agir. Mais je pense que plus largement, ce que nous voulons c'est ne plus avoir une relation avec l'Afrique qui repose sur un sentiment ou parfois des réalités d'asymétrie. On se battra pour maintenir les emplois dans notre pays en faisant des compromis bancals avec des groupes sur lesquels nous ne pouvons plus rien. Beaucoup de choses sont en train de bouger. Est-ce que vous pensez que l’on peut durer comme cela ? Alors je sais que, comme diraient certains théoriciens étrangers, nous avons nous aussi un État profond. Il y en aura chaque jour parce que les acteurs de part et d'autre essaieront chaque jour de menacer ce projet, y compris côté russe, parce qu'il y a beaucoup d'acteurs dans les services, dans les forces économiques, qui essaieront des attaques, des provocations et essaieront de fragiliser cette voie.Nous devons être intraitables lorsque notre souveraineté ou celle de nos partenaires est menacée. J'ai fait 20 déplacements bilatéraux parmi les pays de l'Union européenne en 2 ans. Vous le savez.Mais on ne s’habitue jamais, on ne se résout jamais à la mort d’un camarade. Celui qui l’avait initié décide d'en sortir. Je crois très profondément que notre stratégie ne doit pas être une stratégie de part de marché et d'influence, d'hégémonie prédatrice qui parfois est au cœur de certains de ses projets que je viens de citer. Et je dois le dire, c'est un peu notre faute collectivement. Nous avons aussi des partenaires sur un des défis qui est important et j'y reviendrai tout à l'heure rapidement qui est le défi technologique.Si nous voulons réussir sur la souveraineté technologique et celle des connexions nous devons jouer sur l'axe indopacifique. De même, avec le système de combat aérien du futur, le SCAF, conduit en coopération avec l’Allemagne et l’Espagne, et qui a marqué une étape décisive lors du dernier Salon du Bourget.Agir ensemble, c’est faire en sorte également de constituer une culture stratégique commune pour demain pouvoir envisager des engagements opérationnels conjoints. C'est ce qui nous permettra d'engager un dialogue décisif sur cette question, en particulier avec la Chine, je le disais la Chine a fait une avancée importante à Osaka sur ce point, et je considère que la visite que j'effectuerai en novembre en Chine, doit continuer encore les avancées sur ce sujet, parce que c'est devenu comme je l'ai évoqué un partenaire essentiel. Les rendez-vous à venir sont importants. Nous pouvons faire semblant de l'oublier. Elle s'accélère parce que les effets de notre inaction collective passée se font aujourd'hui ressentir dans nos sociétés, nos économies et partout dans le monde. Je crois que cette ligne est la seule féconde. Et il ne faut pas perdre cette qualité. Ne soyons pas naïfs. Et je crois très profondément que ça peut passer par un dialogue plus vivant entre nos sociétés civiles.C’est pourquoi j’avais souhaité à Tunis annoncer ce sommet des deux rives et donc un dialogue entre les sociétés civiles, universitaires, académiques, entrepreneuriales, et bien sûr les gouvernements, pour essayer que les choses recirculent à la fois entre nos deux rives, compte-tenu des liens qui sont les nôtres, mais aussi sans doute entre les pays de la rive Sud. La stratégie dite Desert to Power de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale doit être au cœur de la relation que l'Agence française de développement, qui joue un rôle essentiel évidemment dans cette stratégie, a avec ces structures, et c'est ce que nous avons pu lancer par exemple au Burkina Faso il y a quelques mois, et développer. Si l’assemblier ne comprend pas le dossier il est inutile ; si le spécialiste n'a pas la stratégie d'ensemble il peut être dangereux. Nous avons beaucoup avancé sur ce point, beaucoup, avec un règlement inédit au niveau européen, protégeant les données individuelles, qui d'ailleurs a été repris par plusieurs amis. Là aussi, nous avons une forme, nous avons des convictions profondes, administratives, aussi bien au ministère de l'Intérieur qu'au ministère des Affaires étrangères qui fait qu'on a tendance à ne pas vouloir bouger sur ces sujets-là. Ce site ne peut exister sans votre soutien financier.Traducteurs de niveau professionnel : vous pouvez nous aider,La CPI produit deux témoignages de crimes de l’armée birmane,par Je vous demande d'aller chercher une par une les contributions pour que la reconstitution du Fonds vert soit un succès. Mais j'ai quelques évidences. Nous l'avons fait en lien avec le soutien de nos partenaires européens, et en jouant pleinement ce rôle de puissance d'équilibre. Ce travail c'est l'efficacité de notre diplomatie. Il nous faut aller encore plus loin. Et donc si on veut être efficace on doit partout avoir une France qui parle d'une seule voix et c'est être à l'excellence sur chacun de ces sujets, et donc on doit s'en donner les moyens et jouer collectif. Et nous sommes les seuls pour qui, l'immobilisme est mortel. Nous devons être mieux capables de protéger nos frontières. “Moi le premier”, a-t-il précisé.Alors que la polémique sur la pénurie de masques n’est pas éteinte, Emmanuel Macron n’exclut pas la généralisation du port du masque. Mais je souhaite aussi que nous puissions le décliner sur le plan économique, climatique et technologique. Des mesures pour soulager vos familles, en toutes circonstances. La relecture de ces discours m'a aussi conduit à beaucoup d'humilité parce que beaucoup de choses que nous prévoyions d’avancer rapidement il y a 2 ans sont encore en chantier et beaucoup de choses d'il y a deux ans sont encore malheureusement valables lorsqu'on parle du Sahel, de la crise libyenne ou de beaucoup d'autres choses. Là aussi c’est une mobilisation forte de toute notre diplomatie qui est attendue. La souveraineté des câbles sous-marins comme celle des technologies 5G et autres se construira aussi par ces alliances géographiques parce que vous avez là nombre d'Etats qui n'ont qu'une peur : avoir des câbles sous-marins contrôlés par les Chinois et avoir des technologies qui ne sont que chinoises. Dans le même temps il faut bien le dire nos relations se sont structurées et ont documenté la défiance. Je suis parfois revenu dans des pays qui n'avait plus été visité par des présidents depuis 15, 20 ans. Nous savons que les civilisations disparaissent, le pays aussi. Le pacte, cette coalition pour la neutralité carbone 2050 a connu un moment inédit lorsqu’en marge du sommet d'Osaka, les ministres des Affaires étrangères ont signé un document stratégique où la Chine s'est engagée avec nous sur cet agenda où quelques semaines plus tôt nombre d'Européens doutaient encore. Qu'il s'agisse du sujet numérique, du sujet climatique et bien d'autres.Cette souveraineté européenne doit passer par un agenda ambitieux qui est au cœur d'ailleurs, de ce que la Présidente de la Commission européenne a repris de notre projet dans son discours devant le Parlement européen et de ce que nous avons à bâtir pour les 5 ans à venir. Cela ne peut pas marcher. Parce que l'industrie de demain ne sera que compatible avec cet agenda. Plus rapide, moins précis, aussi "catchy" : en anglais et en français, les discours d'Emmanuel Macron n'étaient pas les mêmes. Car la nation vous le doit.Je me tiens informé très régulièrement, en lien avec votre ministre, le chef d’état-major des armées, et mon chef d’état-major particulier, des sujets de préoccupation qui traversent la communauté militaire. Et on a essayé les deux sujets, je peux vous le dire, il n'y a pas photo. Et quand je regarde ce qu'on investit par exemple sur le plan culturel, on y investit sur le plan public, beaucoup moins que dans des états beaucoup moins stratégiques et beaucoup plus éloignés que nous, alors que nous sommes attendus formidablement. Et ce sont aussi des groupes terroristes qui jouent des divisions ethniques, du phénomène économique et c'est, si je puis dire, une traduction africaine très spécifique.Néanmoins, il nous faut ici soutenir les Etats souverains de cette région. Et bien évidemment il y a le sujet du Sahel. Cela nous impose aussi de revisiter parfois nos automatismes. Et ça je pense que c'est un élément profondément utile. Cette stratégie de souveraineté qui vous le voyez combien est complémentaire de cette stratégie de puissance d'équilibre.Ce que je vous demande aussi c'est de réinvestir le travail bilatéral. L’initiative dite AFAWA annoncée il y a quelques jours pour l'entrepreneuriat féminin a été pensée par les Africains avec la Banque africaine de développement Nous la finançons. Il nous faut ensemble penser une stratégie sur le cyber, nous en sommes très loin.Aujourd’hui les attaques sont quotidiennes mais il faut pouvoir s’en exposer sur la place publique sans naïveté, échanger sur ce point, sans relâche essayer de reconstruire un agenda de confiance. Nous avons adopté une stratégie qui consiste d'abord à dire, que l'éducation supérieure a un coût et je crois que c'est juste. Mais je crois qu'au-delà de ça vous devez être force de proposition, vous devez aider évidemment les directions à Paris, les ministres, le gouvernement, moi-même aussi à repenser ces équilibres qui sont en mouvement.La diplomatie contemporaine est une diplomatie de mouvement et parfois nous sommes entrés dans des guerres de tranchées qui nous empêchent. D'abord parce qu’elle est collectivement inefficace puisqu'elle décrédibilise la parole du Président de la République et par voie de conséquence elle décrédibilise la parole de celles et ceux qui les représentent. Mais cela vient questionner aussi l'équilibre de nos démocraties. Et c'est comme ça que nous pourrons réinvestir des sujets sur lesquels nous avons perdu beaucoup de terrain, qui sont les sujets des standards européens, des normes et de ce qui permet de définir aussi ces éléments de souveraineté.Et je vous demanderai enfin sur l'Europe de réinvestir géographiquement les Balkans occidentaux. Nous sommes en Europe, et la Russie aussi. D'autres d'ailleurs s'en sont saisis avant nous. Ils ont toute ma confiance.Et je veux avoir un mot, ce soir, pour le Général Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre. Et tout ça au fond s'est noué dans les années 90 et 2000 lorsqu'une série de malentendus se sont joués et lorsque sans doute l'Europe n'a pas joué une stratégie propre et a donné le sentiment d'être le cheval de Troie d'un Occident dont le but final était de détruire la Russie et où la Russie a construit son imaginaire dans la destruction de l'Occident et donc l'affaiblissement de l'Union européenne.