Suivre la voie du Messager (saw) consiste à faire de sa Sunna notre mode de vie, le prendre pour guide tout au long de notre voyage dans le bas monde et exprimer, par ailleurs, notre appartenance au Prophète (saw) quant à l’analyse que nous portons de la vie, des événements, des objets et de l’univers. Il pose la main en écartant les doigts sur la gorge de Fâṭima qui souffre de la faim et dont le visage est d’une extrême pâleur, en invoquant Dieu. Voir le commentaire de ce hadîth par Ibn cArabî,1946 : 216-226. Testament du Prophète (P) à l'Imam 'Alî (p): Le perfectionnement moral (du bon caractère) 139. Le statut du corps prophétique mort, mais toujours vivant, comme celui des martyrs, anticipe pour l’ensemble des croyants le corps transposé, illuminé dans l’au-delà. Pour éprouver Salomon et lui rappeler la totale dépendance de sa royauté, Dieu installe sur son trône un démon qui règne à sa place quarante jours, selon l’une des interprétations de ce verset : « Nous projetâmes sur son trône un corps puis il revint à résipiscence » (XXXVIII : 34). Selon une autre version, le Prophète est simplement enveloppé dans le pagne (mirá¹­) de sa jeune épouse. C’est là que son corps est l’objet d’une opération destinée à purifier son être intérieur. Ce même verbe est employé pour la projection du Verbe en Marie, de l’Esprit de la révélation sur les prophètes et du Coran sur Muḥammad, comme « parole lourde », ce que la Sunna exprime en des termes très physiques (respectivement, Coran, IV : 171 ; XL : LXXIII ; 73 : 5). Quelques conseils du Prophète Mohammed (SWS). Beyrouth s.d. Puis arriva Abir Moussi qui fit changer la peur de camp. The body of the Prophet is the receptacle of God’s Word and of His presence : it is sacred by his complete union with the Spirit. Il répond à ʿÂ’isha qui l’interroge sur ce changement de comportement : « N’éprouverais-je pas de la pudeur devant un homme devant qui les anges en éprouvent ? ». 12 Wensinck, 1992, à ces deux mots. Selon la Sunna, la surface de la terre, donnée comme purification et lieu de prosternation au Prophète et à sa communauté4, est tout entière sacrée, hormis certains lieux pollués par l’usage humain ou animal et interdits à la prière. Catalogue of 552 journals. Téhéran. Hishâm b. al-cAá¹£ qui rapporte l’entrevue, décrit le physique de chaque prophète et reconnaît l’image de Muḥammad, contenue dans le dernier compartiment. supra). Nyberg, Leiden. Cette lumière, passée selon la Sîra, de son père ‘Abdallâh à sa mère Amîna (Ibn Hishâm, 1955 :156-157) représente la descente dans le monde des corps de l’Esprit prophétique13. Le Prophète, à la suite de son ancêtre, fit de même pour Médine3. Le lien entre l’aspect extérieur et la forme intérieure, entre le khalq et le khulq, se présente dans la Sunna comme une évidence, qu’il s’agisse du Prophète ou de n’importe quel être humain. L’usage précis que le Coran fait de ces trois noms du corps ne correspond pas nécessairement à leur emploi assez interchangeable en arabe classique, si l’on en croit le Lisân al-‘arab11. 54 La relation entre la Révélation et la sacralité du corps est particulièrement soulignée dans cette tradition rapportée par al-Ḥasan al-Baá¹£rî : « Celui à qui le Saint Esprit (rûḥ al-quds) a parlé, il n’est point permis à la terre de manger de son corps » (Suyûṭî, 1967, III : 403, d’après al-Zubayr b. Bakkâr, Akhbâr al-Madînd). Il reçut la Révélation à l’âge de quarante ans et continua à la recevoir dix ans à La Mecque et dix ans à Médine. Celle-ci portait sur l’unicité de Dieu et sur le jugement dernier et visait le luxe et les richesses des dirigeants Mecquois. Celle-ci tient soit à leur fonction, celle de prêtre par exemple, soit à leur proximité intérieure du divin, imperceptible comme telle mais identifiable à certains signes, corporels 25 Il passe aussi la main sur le pis d’une brebis qui redonne alors du lait, ibidem : 84. 3 Le Prophète dit, en apercevant Médine à son retour de Khaybar : « O mon Dieu, je déclare sacré (uḥarrimu) le territoire contenu entre ses deux coulées de pierres noires, comme Abraham l’a fait pour La Mecque », Bukhârî, 2001 : jihâd 71, n° 2889 et 74 n° 2893. Quand il se retournait, c’était de tout son corps. — s.d. Il doit aussi, dans son corps et son esprit, être imité par les hommes, comme le montre la protection divine qu’il doit continuer à demander lors de la lecture du Coran14. C'est en effet le prénom du prophète de l'Islam, mais aussi celui du dernier imam des musulmans chiites, Mohamed el Mehdi. Sa tolérance : 13 Sur les développements de ce récit fondateur dans le chiisme, voir Amir-Moezzi,1992 : 145-154. Le Prophète a le plus parfait et le plus noble caractère parmi les créatures de Dieu. Personne n’avait la main plus généreuse ni la poitrine plus ouverte. Elle crut dans les paroles de son Seigneur et ses livres, et fut de ceux qui se consacrent à Dieu » (. Voir les références des autres versions dans Wensinck, 1992, II : 271. Comme on l’a déjà signalé, il est dit des prophètes pour les distinguer des anges : « et nous n’avons pas fait d’eux un corps ne mangeant pas la nourriture et ils ne sont pas immortels » (XXI : 8). La portée eschatologique du contact avec ce corps sacré et parfumé, explique que, de son vivant, des parties de lui comme la sueur ou les cheveux, sont conservées comme reliques. La parole de Dieu l’habite, le transforme, jusque dans son enveloppe la plus extérieure dont le toucher inonde le croyant de sa lumière salvatrice. Voir également Suyûṭî, 1967, I : 149-177 ; celui-ci part du sceau de la prophétie, mêle les caractéristiques des différentes parties du corps aux capacités physiques et intellectuelles (l’ouïe, la voix, l’intelligence, la marche, le sommeil, la puissance sexuelle, l’absence d’ombre ou de pollution nocturne) et finit par la spécificité de son urine et de ses excréments. Lis, au nom de ton Seigneur qui a … 2Il y a beaucoup à dire sur l’importance du corps et sa valorisation dans la Loi sacrée en islam, aussi bien dans les rites que dans les nombreuses règles de vie édictées par elle. Ce rôle des prophètes législateurs peut être illustré par l’exemple d’Abraham priant Dieu et déclarant territoire sacré (ḥaram) la cité de La Mecque et ses environs2. On lui apprend qu’il s’agit de l’Antéchrist (Bukhârî, 2001 : manâqib, n° 3440). C'est ce que laisse entendre la Tunisienne Hela Ouardi dans Les Derniers Jours de Muhammad Le Prophète Mohamed et sa femme Zaynab : Zaynab, qu'Allah soit satisfait d'elle, est la première femme médinoise que le Prophète, paix et bénédictions soient sur lui, épouse. Le père du Prophète y a été déplacé dans les années 1970. Le Prophète de l’islam est marqué dès sa naissance par les signes de son élection et plus encore par les effets sensibles de la Révélation. Le Pélerinage d'adieu et le dernier sermon La maladie du Prophète (saw) et son retour vers Dieu Conclusions sur la vie du Messager d'Allah (saw) Introduction Cette Vie du Prophète (saw) ainsi que les commentaires se base sur le Livre du Dr Mohamed Al Bouty "Fiqh As Sira" Le prophète ne se mettait jamais en colère(sauf pour Dieu) si les gens lui faisaient du tord, il pardonnait : Le prophète (Prière et bénédiction d’Allah sur lui) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif . Il reçoit ainsi les deux premiers, mais se rhabille pour recevoir le troisième et explique à son épouse : « ʿUthmân est un homme pudique (ḥayiyy) ; j’ai craint qu’il n’ose, me voyant dans cet état, me parler de son affaire »38. Elle crut dans les paroles de son Seigneur et ses livres, et fut de ceux qui se consacrent à Dieu » (Coran, LXVI : 12). Sans le leur interdire ni même le leur reprocher, le Prophète les dirige toutefois vers la pratique des vertus, en leur disant : « Celui qui veut que Dieu et son envoyé l’aiment, qu’il tienne des propos véridiques, rende le dépôt qui lui a été confié et ne cause pas de tort à son voisin » (Kândihlawî,1968, II : 580, d’après Bayhaqî). L’approbation par les autorités saoudiennes du déplacement du corps du Prophète du deuxième lieu le plus saint de l’islam devrait également exacerber des tensions entre sunnites et chiites, déjà vives à cause des conflits syriens et irakiens. Quand Ê¿Uthmân demande à son tour à être introduit, le Prophète se rassoit, se couvre et le reçoit. La résurrection est rappelée tout d’abord dans ses moindres détails corporels puis par les signes cosmiques qui la précèdent, ainsi que le jugement des actes dont l’homme a déjà conscience ici-bas. Sur la terre, son corps parfumé s’unit à celui de ses épouses. In Islam as in any religious and spiritual tradition, it is necessary to go back to the founding model to understand the relationship between the body and the sacred. Quand lui et son compagnon demandent à Héraclius d’où il tient ce coffret, ce dernier répond qu’il vient d’Adam, qu’il a été rapporté du Couchant puis confié à Daniel par Dhû l-qarnayn (Bayhaqî, 1985, I : 384-90). 32 Bukhârî, 2001, manâqib, n° 3437. Ils répondirent : — Certes, nous sommes témoin… » (, « Et Marie qui préserva son sexe si bien que Nous y insufflâmes de Notre Esprit. Ibn Shabba (m. 264/877), 1410 H, Târîkh al-Madîna al-munawwara, éd. Abû Tharr vu par le Prophète (P) 174. De l’Iran mazdéen à l’Iran shi’ite, Buchet/Chastel, Paris, 419 p. Guenon R., 1927, Le Roi du monde, Charles Bosse, Paris, 136 p. Hamidullah M., 1960, « Une ambassade du calife Abû Bakr auprès de l’empereur Héra-clius et le livre byzantin de la prédiction des destinées », Folia Orientalia, vol. II. Voir aussi p. 583, le cas de Safîna, jeune affranchi du Prophète qui boit le sang que le Prophète lui avait envoyé jeter. Cette question, abordée occasionnellement dans nos recherches, mériterait une étude d’ensemble. Il répond à son maître qui lui demande pourquoi il a agi ainsi : « Il n’y a pas sur la terre d’homme meilleur que celui-ci ; il m’a informé de ce que seul sait un prophète » (Ibn Hishâm, 1955, I : 421). Un rabbin qui se tenait là un livre à la main, l’interpelle en lui demandant de décrire Abû l-Qâsim (le Prophète). Quand le Prophète, à son retour de Ṭâ’if, rencontre Ê¿Addâs, chrétien originaire de Ninive et esclave chez les Banû Ṭaqîf, et que ce dernier réalise qu’il a en face de lui un prophète, il s’empresse de lui embrasser la tête, les mains et les pieds. 26Le seul baiser, pour empressé qu’il fût, ne suffisait pas à certains. La mère de son jeune serviteur Anas b. Mâlik, que le Prophète a visitée et chez qui il a fait la sieste, recueille durant son sommeil, dans un flacon, les gouttes de sueur qui tombent de son corps. A Ibn Mas'ûd 176 » S’il se réveille entre temps et év Suyûṭî (m. 911/1505), 1967, Al-khaṣà'iá¹£ al-kubrâ, éd. ‘Abd al-Muʿṭî QaÊ¿ajî, Beyrouth. Muṣṭafâ al-Saqqâ’ et alii, 2e éd., Le Caire, 4 t. Ibn Kathîr (m. 774/1373), 1986, Al-Bidâya wa l-nihâya, reprod. L’épreuve par le sang : plaisir, circoncision et virginité . 2 Coran, II : 126 : « Lorsque Abraham dit : — Seigneur, fais de ce lieu une cité sûre… », et 14 : 35. Avant le Voyage nocturne et l’Ascension céleste, événement inversement analogue à la descente de la Parole et consacrant l’élection du Prophète, son cœur est ouvert une seconde fois, lavé et rempli de foi, pour le préparer à la vision des signes suprêmes15. 44 Les voyageurs par mer partant de Tunis emportaient de la terre de la tombe de Muḥriz b. Khalaf, le saint patron de la ville. 45 Muslim, 1329 H, faḍâ’il 164, VII : 102. 35 Il faut évoquer aussi les traditions sur les images des prophètes et du Prophète, montrées à des Compagnons qui reconnaissent celui-ci, soit dans un monastère à Buá¹£râ en Syrie du temps du Prophète, soit à Damas, durant le califat d’Abû Bakr, en présence d’Héraclius qui fait apporter un grand coffre doré comportant des compartiments fermés à clé. Il reçoit alors une claque sans en connaître l’origine et s’entend dire de remettre son pagne. Par deux fois, le Prophète le terrasse. Idris, 1959 : 328. 3Nous avons choisi ici de montrer que la vénération du corps des saints et l’évocation de leurs qualités physiques suivent en grande partie le modèle du Prophète vénéré et décrit par ses Compagnons6. Ibn Ḥanbal, s.d., IV : 66. Abû Tharr, Rapporteur du Hadith du Prophète (P) 157. Voir également les références sur la description du corps du Prophète, signalées infra. Although he continues to live, the state of the prophet’s dead body, like those of the martyrs, is for the Muslim community an anticipation of what will become of their bodies in the afterlife : transposed, illuminated. Ḥilyat al-awliyâ’, Le Caire, 10 t. Bayhaqî (m. 458/1066), 1985, Dalâ’il al-nubuwwa, éd. Cette protection a fait de Marie le réceptacle parfait du Verbe et de son fils son incarnation manifeste. Voir également le récit du Micrâj dans Ibn Hishâm, 1955 : 400. Aux sources de l’ésoté-risme en Islam, Verdier, Lagrasse, 378 p. Andrae T., 1918, Die Person Mohammeds in Lehre und Glauben seiner Gemeinde, Stockholm. Dans le cas de l’ange ou d’un esprit inférieur, cette forme corporelle se dissout lorsque l’esprit la quitte alors que l’homme mort laisse un corps sans vie. 27Le Prophète s’étant fait faire une saignée, il charge 'Abdallâh b. al-Zubayr tout jeune d’aller verser le sang « là où personne ne te verra ». 36 Ibn al-Jawzî, 1976, II : 39-67. Malheur aux hommes de ta part et malheur à toi de la part des hommes. ». L’utilisation du cachet n’était pas courante en Arabie et ce, jusqu’à l’hégire. Dans une autre version, quand le prophète lui demande pourquoi il a agi ainsi, le garçon lui répond : « J’ai voulu que le sang de l’envoyé de Dieu soit dans mes viscères ». Le Mahdî 145. La sacralisation d’un lieu, d’une chose ou d’un être vivant les rend inviolables et marqués de certains interdits. 40 À la fin de la vie du Prophète, lors du pèlerinage de l’Adieu, cette pratique semble bien établie. Nous avons relaté le déroulement de la première révélation du Prophète Mohamed (Salla Allah alayhi wa salam) alors qu’il s’était réfugié dans les grottes du mont Hira. Aussitôt je me jetai sur lui pour l’embrasser en pleurant … ». 42 Kândihlawî,1968, II : 581-2, d’après Ibn Ḥajar al-Haytamî, Majmac al-zawâ’id, VIII : 270. Lisez le TOP 10 des citations de Mahomet pour mieux comprendre sa vie, ses actes et sa philosophie. Un jour il met ainsi en garde ses compagnons : « … Je suis votre imam ; ne me précédez pas dans l’inclinaison ni dans la prosternation et ne relevez pas la tête avant moi car je vois devant moi et derrière moi. Son contact est entouré d’un extrême respect et même considéré comme un viatique pour l’au-delà. Par Dieu, je n’ai jamais vu plus grand magicien ! Tous les êtres et les choses participent donc à un degré ou à un autre du sacré et leur caractère profane n’est que l’expression d’une absence de statut sacré spécifique. Among the community of Muslims, the saints are the spiritual heirs of the Prophet, and their bodies reflect this heritage through their luminosity and extraordinary powers. Ceux qui ont transmis et recueilli ces informations avaient donc conscience que la relation nécessaire entre le cœur de cet homme en contact avec le monde divin et angélique, et son corps, rendait ce dernier sacré. 34 Coran, VII : 157 : « Ceux qui suivent l’envoyé, le prophète illettré qu’ils trouvent décrit chez eux, dans la Torah et l’Evangile… ». Quand il se réveille, il lui demande ce qu’elle fait et elle lui répond : « C’est ta sueur, nous la mettons dans notre parfum car c’est le meilleur des parfums » (Muslim, 1329 H, faḍâïl 83, VII : 81). Plus tard, jeune homme, il participe à la reconstruction de la Ka‘ba. — Peut-être l’as-tu bu ? A son retour, le Prophète lui demande : « — Ô Abdallâh, qu’as-tu fait du sang ? ), 1959, Manâqib d’Abû Isḥâq al-Jabaniyâni et Manâqib de Muḥriz b. Khalaf, PUF, Paris. Le récit de sa première apparition insiste sur ses effets physiques : la triple étreinte de l’ange qui étouffe presque le Prophète jusqu’à ce qu’il arrive à réciter les premiers versets du Coran, ainsi que le tremblement qui agite ensuite son corps (Bukhârî, 2001 : bad’ al-waḥy 1, n° 1-4). Il est celui que Dieu a choisi pour faire descendre les textes du Saint Coran. Ces précisions soulignent combien les effets du Verbe adressé au cœur se propagent dans le monde corporel, sacralisant celui qui le reçoit. Son visage n’était pas trop gros ni ses joues trop gonflées. Sa mère, enceinte voit sortir d’elle une lumière qui illumine les châteaux de Syrie (Ibn Hishâm, 1955 : 158 et 165). Qui le voyait pour la première fois ressentait pour lui une crainte respectueuse ; qui le fréquentait, l’aimait. Le Prophète de l’islam est marqué dès sa naissance par les signes de son élection et plus encore par les effets sensibles de la Révélation. Le Prophète guérit une blessure incurable en léchant son petit doigt, en le posant sur la terre de Médine et en le passant sur la blessure, avec cette invocation : « Par ton Nom, ô mon Dieu, la salive de l’un de nous, avec la poussière de notre terre, guérit notre malade, avec la permission de notre Seigneur » (Bayhaqî, 1985, VI : 170). En ce qui concerne les hommes, c’est leur contact plus ou moins proche avec le sacré qui confère à leur personne, et à leur corps en particulier, une sacralité plus ou moins grande. 50 Ibn Ḥanbal, s. d., III : 2. 39La mention du sexe célèbre l’hymen virginal du corps et de l’Esprit. 22Le verset qui précède suffirait à faire comprendre l’étonnante vénération des Compagnons pour le Prophète et pour son corps en particulier, comme si le contact avec son être physique les mettait directement en présence d’une réalité sacro-sainte. Un esprit peut donc descendre dans un corps, comme Gabriel lorsqu’il apparaissait sous la forme d’un homme au Prophète ou aux Compagnons, mais à l’insu de ces derniers10. The eschatological dimensions of contact with this sacred and scented body explain why parts of it, like its sweat or its hair, were venerated AS relics during the life of the Prophet. Cette description souligne la ressemblance et la différence entre le Christ et son antithèse. Ruspoli Stéphane, Le message de Hallâj l’Expatrié. Le premier lui dit alors trouver cette description dans “le livre de mes pères” (sifr âbâ’î) ; il évoque succinctement les étapes de la mission de Muḥammad et témoigne de sa foi en lui (Ibn Sa‘d, s.d., I: 412-413). « Il avait une taille moyenne et n’était ni grand ni petit. M. Khalîl Harrâs, Le Caire, 3 t. — 1975, (m. 911/1505), 1352 H, Inâ’ al-azkiya’ bi-ḥayàt al-anbiyâ’ dans al-Ḥâwî li-l-fatâwî, Le Caire, reprod. Le Saint Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) naquit à La Mecque, dans la province du Hedjaz de l’Arabie, le 29 août 570 apr. A sa naissance, Mohammed fut confié à Halima Saadia qui lui servit de nourrice comme l'étai… Bienheureux celui qui en respire la senteur et y pose ses lèvres. » (Bûṣîrî, 1973 : 242, al-Burda, vers n° 58). Le Prophète crache dans un récipient, accomplit une courte prière puis jette l’eau sur le rocher qui devient meuble et n’offre plus aucune résistance (Ibn Hishâm, 1955 : 217-218). Tout Islam et Citoyenneté Le prophète Mohamed Caractéristiques du prophète Mohammed Le Saint Coran Historique Que dit le Coran sur ... DU PROPHÈTE MOHAMMED ... sorte de cape que l’on enroule autour du corps, et un bas appelé « izâr » qui est l’équivalent d’un … On est frappé, en lisant le Coran, de l’importance accordée au corps de l’homme et à toutes les phases de son développement depuis l’éjection initiale de la goutte de sperme. It is deeply venerated by te prophet’s Companions. Les hommes dans l’au-delà, leurs visages en particulier, sont marqués ou privés de la lumière divine, selon leur devenir posthume. M. Shâkir, Le Caire 16 vol.Â, — M. Al-Dîn (m. 694/1295), 1971, al-Riyâḍ al-naḍira fî manâqib al-Ê¿ashara, Le Caire, 4 vol.Â, Tirmidhî (m. 279/892), s. d., Jâmi avec le commentaire de M. Ê¿Abd al-Raḥmân al-Mubârakpûrî (m. 1353 H.), éd. 20 Certains se dépouillaient de leurs vêtements pour accomplir les circumambulations autour de la Ka‘ba, lors du pèlerinage (Ibn Hishâm, 1955, I: 202-203). 11 IV : 92-93 (jasad) et XIV : 365-366 (jism). Al-Hassan et al-Hussain (p) 142. 14La Sîra ou le hadîth attribuent au Prophète un certain nombre de miracles soit de guérison soit d’intervention pour résoudre une difficulté. — (638/640), 1329 H, Al-Futûḥât al-makkiyya, Le Caire, 4 vol.Â. Le contenu de ce chapitre est repris dans Ibn cArabî, 1329 H, II : 235-241, chap. Tous les recueils de hadith comportent un chapitre sur la description du Prophète (á¹£ifat al-nabî). Il fit tomber son vêtement de dessus de son dos. Celui qui le décrit ainsi ajoutait : je n’ai jamais vu, ni avant lui ni après, quelqu’un comme lui – que Dieu fasse descendre sur lui la grâce et la paix » (Ibn Hishâm, 1955, I: 401-402), « J’ai rencontré Moïse – et il le décrivit. Les soins dont il est l’objet et les rites qu’il permet d’accomplir ne sont que l’expression visible de la purification et du cheminement intérieur de l’âme. Mohamed naquit le 12 Rabi' al-awwal de l'an dit de l'éléphant ('Am Al Fil), qui correspond à l'an 571 à peu près du calendrier grégorien, à la Mecque. Il avait un teint éclatant, ni trop blanc ni trop brun. 33A l’instar des martyrs, morts mais vivants, le corps des prophètes, témoins dans ce monde et dans l’autre pour les hommes, reste donc animé d’une vie, de la vie des esprits affranchis des limites de la vie corporelle ordinaire et susceptibles de se manifester d’une manière quasi-sensible aux êtres doués de sensibilité spirituelle. Le Prophète assis, sa cuisse reposant sur celle d’un Compagnon, commence à recevoir la Révélation.