En décembre 1976, le 4e congrès du Parti, qui reprend pour l'occasion son nom d'origine de Parti communiste vietnamien (PCV), affiche une ligne prosoviétique, annonce son intention de créer « un homme nouveau Â» sous le « régime du maître collectif socialiste Â» et prône le retour à la campagne d'une grande partie des villes et des régions surpeuplées. D'ancien protectorat chinois, le Đại Việt est désormais un État prospère, grâce notamment à l'or et au riz. Le mot Viêt est un nom propre qui désigne le groupe ethnique des Viets. Mais l'opposition de la société coloniale contribue à faire avorter les réformes de Varenne : les nationalistes vietnamiens favorables à la collaboration avec la France se voient refuser le droit de créer un parti politique et les assemblées locales, élues au suffrage restreint par quelques milliers d'électeurs, n'ont pas la possibilité d'émettre des vœux de nature politique. Alexandre de Rhodes laisse cependant une trace profonde dans l'histoire vietnamienne, notamment en développant l'alphabet quốc ngữ, méthode de romanisation du vietnamien, qui finira par supplanter l'écriture chữ nôm en sinogrammes[52]. Malgré la dette de 145 milliards de dollars du Viêt Nam, le FMI reprend son assistance financière au pays. Le Jiaozhi continue de connaître une alternance de périodes de troubles violents, et de stabilité. Le 9 juin 1885, la Chine renonce à ses droits sur l'empire du Viêt-nam par le traité de Tien-Tsin (aujourd'hui Tianjin). Le conflit s'avérant insoluble et de plus en plus impopulaire, les États-Unis se retirent en 1973 à la suite des accords de Paris. Au Vietnam, le nom de famille Nguyên est le plus populaire et le plus nombreux. C'est dans le contexte de la lutte pour l'indépendance vis-à-vis de la Chine que se forge une conscience nationale Viêt : la nation vietnamienne qui émerge progressivement n'en demeure pas moins marquée par des structures étatiques inspirées de celles de la Chine, et par une culture en grande partie sinisée. Le Nord Viêt Nam, de son côté, reprend progressivement ses manœuvres contre le Sud, sans encore passer à l'affrontement ouvert. Les Français reprennent le contrôle du pays, mais l'échec de leurs pourparlers avec les indépendantistes conduit à la guerre d'Indochine. La cour fait construire des monastères et des palais fastueux, mais lance également une politique de grands travaux et entretient les digues et les canaux ; l'administration étatique repose sur une classe de mandarins, dont la charge est acquise par hérédité ou sur recommandation des bonzes[29],[30],[31]. Le souverain français s'abstient à la fois de promettre une intervention et de recevoir les envoyés vietnamiens. Le 20 novembre, à Hải Phòng, des tirs visent un bateau français et des affrontements éclatent dans la ville. La frontière entre les deux Viêt Nam est reconnue, mais uniquement en référence à Genève, c'est-à-dire à titre provisoire. Le mythe des rois Hồng (ou Hung), dont l'histoire est perpétuée par la tradition orale, accompagne la création de l'espace social vietnamien, qui mêle l'espace naturel et l'espace merveilleux, l'espace historique et l'espace légendaire. De nombreuses insurrections ont lieu, tant chez les Viêt des plaines que dans les ethnies des montagnes. L'étymologie du nom Vietnam Dans la langue vietnamienne, langue monosyllabique, Vietnam s'écrit en deux mots : Viêt Nam. Avant la Révolution de 1945, le monde connaissait le Vietnam sous le nom d’Annam que lui donnait l’administration coloniale française; le Vietnamien était appelé Annamite. Ngô Quyền choisit comme capitale Cổ Loa, ancienne capitale du royaume d'Âu Lạc, à proximité de l'actuelle Hanoï; il passe l'essentiel des six années de son règne à lutter contre les tendances séparatistes des seigneurs Viêt, mais échoue à maintenir la cohésion du pays, bientôt divisé en douze seigneuries. Durant la Première Guerre mondiale, la France peut rapatrier la majorité de ses troupes en métropole sans que des troubles n'en résultent en Indochine. L'Eau et le Feu ne pouvant demeurer mariés, Lạc Long Quân et Âu CÆ¡ prennent la décision de se séparer. Au début du mois d'août, le gouvernement de Trần Trọng Kim, débordé par la situation catastrophique du pays, remet sa démission. L'Annam est administré par des fonctionnaires chinois qui, envoyés dans des contrées lointaines, s'y livrent à de fréquents abus. Dục Đức, successeur immédiat de Tá»± Đức, a été destitué et mis à mort au bout de trois jours de règne ; Hiệp Hoà n'a régné que quatre mois et a été contraint de s'empoisonner par les régents qui le soupçonnaient de vouloir pactiser avec les Français ; Kiến Phúc a été rapidement destitué, les régents lui ont préféré Hàm Nghi, alors âgé de douze ans. Hô Chi Minh prolonge tout de même son séjour en France : le 14 septembre, il signe avec le ministre de l'Outre-mer Marius Moutet un « modus vivendi Â» hâtivement préparé, qui prévoit une reprise des négociations en janvier 1947 une fois que la constitution de la Quatrième République aura pu être adoptée et le statut de l'Union française clairement défini[150],[151],[152],[153]. La guerre d'Indochine prend fin, après avoir causé environ 500 000 morts civils et militaires et bouleversé la société indochinoise en provoquant l'exode vers les villes d'une partie des populations campagnardes. Les réformes économiques amènent par ailleurs des Việt Kiều (membres de la diaspora vietnamienne) à revenir au pays, les autorités vietnamiennes encourageant désormais leur retour[240],[238]. La guerre civile provoque le regroupement géographique de la communauté chinoise, qui perd son statut d'extraterritorialité. Ce n'est qu'en 1980 que le Viêt Nam réunifié adopte sa nouvelle constitution, qui présente le Parti communiste comme « la force unique qui dirige l'État et la société Â»[230],[232]. Si les conseillers municipaux vietnamiens se montrent souvent revendicatifs, leur nombre est cependant toujours inférieur à celui des Européens. Le FNL est par la suite fusionné avec le Front de la Patrie du Viêt Nam. La guérilla, quant à elle, s'adapte et reprend l'initiative des combats : en janvier 1963, lors de la bataille d'Ấp Bắc, le Việt Cộng inflige une lourde défaite à des soldats de l'Armée de la république du Viêt Nam pourtant très supérieurs en nombre, ce qui contribue à inquiéter les Américains. Decoux impose fermement le maintien de l'ordre et se montre tout au long de la guerre fidèle au régime pétainiste : les agents de la France libre ne parviennent pas à prendre pied en Indochine. La Seconde Guerre mondiale porte un coup fatal à la domination française en Indochine. La dynastie des Hô est cependant éphémère et en 1406, la Chine - alors sous la dynastie Ming - envahit à nouveau le pays, en prétendant vouloir restaurer les Trần, ce qui lui permet d'avoir le soutien d'une grande partie des notables et des militaires Viêt. Le nom d'un vietnamien est souvent composé de trois motsmonosyllabiques (rarement deux ou quatre ou plus), par exemple : "PhạmQuang Cường", "Phạm Khắc Thích" (mon père), "Nguyễn Thị HÆ°Æ¡ng" (ma mère),"Phạm Hồng Ngọc" (ma soeur). Le général chinois Zhao Tuo (appelé Triệu Đà par les Vietnamiens), appelé en renfort, renverse finalement le roi An Duong et s'empare du royaume d'Âu Lạc ; mais la mort de l'empereur de Chine et la chute de la dynastie Qin lui donnent des idées d'indépendance. Présidents du Conseil d'État Portrait Nom Début de mandat Fin de mandat Parti Politique Notes Tôn Đức Thắng (20 août 1888 - 30 mars 1980) 24 juin 1976: 30 mars 1980: Parti communiste vietnamien: Premier président du Vietnam réunifié. Au point de vue matériel et technique, les Chinois apportent également des progrès considérable ; ils enseignent notamment aux Viêt, qui ne connaissaient jusque-là que la houe, les méthodes de culture par la charrue et les animaux de trait. Devenu empereur, Napoléon III vise à développer à l'étranger l'influence politique et économique de la France, ce qui va être l'élément déclencheur de la première intervention française au Viêt Nam, soit la conquête de la Cochinchine. L'État du Viêt Nam récupère la gestion du port de Saïgon. Des territoires Khmers sont également conquis au cours de la marche vers le Sud[3]. Découvrez les bonnes réponses, synonymes et autres mots utiles L'invasion du Cambodge conduit d'autres pays à soutenir la politique de rétorsions américaine. Selon la mythologie vietnamienne, le premier souverain du Vietnam était Hung Vuong, qui a fondé la nation en 2879 avant J.-C. Le Viêt Nam est, plus que jamais, l'un des principaux théâtres de manœuvres de la guerre froide. Ils y trouvent une terre fertile, mais exposée à des crues violentes et irrégulières. Une aristocratie sino-viêt se forme et ses représentants se retrouvent parmi les hauts fonctionnaires locaux. Tandis que Phan Bội Châu compte sur l'aide japonaise, un autre chef de file nationaliste, le républicain Phan Châu Trinh, se méfie du Japon militariste et vise à obtenir l'indépendance sans violence, en nouant des alliances avec les milieux libéraux de la colonisation et en modernisant la société vietnamienne. Les Américains et les Sud-vietnamiens mènent de leur côté une « guerre spéciale Â» pour défaire la guérilla[213]. L’empereur de Chine refuse le nom Nam Viet car il fait penser au royaume qui s’était émancipé de la chine au 2e siècle avant J.-C. Afin de régler le problème, on inverse les mots et le pays prend officiellement le nom de Viet Nam. En 1961-1962, l'activité du FNL redouble dans les campagnes ce qui, combiné aux troubles au Laos où la guerre civile entre la monarchie et le Pathet Lao reprend, pose le problème de la sécurité dans la région. Le Parti communiste indochinois, qui a reconstitué ses cadres en Cochinchine, constitue un parti légal et s'allie aux trotskistes vietnamiens du groupe La Lutte, animé par Tạ Thu Thâu. Pour prévenir les risques de division du royaume, Lê Đai Hành le partage entre ses fils ; mais à sa mort, en 1005, une guerre de succession éclate entre les princes. Le Vietnam doit son nom au peuple Viêt qui habitait au nord, dans la région du fleuve Rouge (leur capitale était Hanoï), et nam désigne le sud.. Les Français, à la fin du XIX e siècle, ont divisé le Vietnam en trois principales régions : - le Tonkin, au nord (région de Hanoï). Le gouvernement de Vichy décide alors de le limoger et le remplace par l'amiral Jean Decoux. En 544, le magistrat Lý Nam Đế (dit également Lý Bí ou Lý Bôn) mène une révolte victorieuse et se proclame « empereur du Nam Việt Â», tout en conservant des usages politiques inspirés de ceux de la Chine ; il nomme des fonctionnaires Viêt et fonde la dynastie Lý antérieure. L'enseignement se fait en français et en vietnamien : l'éducation coloniale favorise par ailleurs la diffusion du quốc ngữ ; initialement pensé par les missionnaires comme un instrument d'évangélisation, il devient un intermédiaire utile pour les Vietnamiens désirant se familiariser avec le français, et s'impose progressivement comme l'alphabet national. Le nouveau roi établit la capitale sur le site de l'actuelle Hanoï, et donne à la ville le nom de Thăng Long[26]. Ngô Ðình Nhu est à la fois le conseiller du président et le secrétaire général du parti Cần lao, qui fournit au régime son idéologie officielle, le Nhân vi cách mạng (« personnalisme révolutionnaire Â») une doctrine peu compréhensible pour la plupart des Vietnamiens et qui prétend s'inspirer du personnalisme chrétien d'Emmanuel Mounier. Si vous cherchez un voyage culturel et campagnard à proximité de la capitale de Hanoi du Vietnam, alors venez au village ancien Nom (Làng Nôm).Peu de gens connaissent ce village antique qui a plus de 200 ans, le laissant intact et beau en soi. Le 6 mars 1946, le dirigeant Việt Minh signe avec le représentant français les accords Hô-Sainteny : le Viêt Nam est reconnu par la France comme un « Ã‰tat libre Â» faisant partie de la Fédération indochinoise et de l'Union française. De la fin du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, le Đại Việt est de facto divisé en deux. À Noël 1978, l'hostilité entre les deux pays débouche sur un conflit ouvert : le Viêt Nam envahit le Cambodge, renverse en deux semaines le régime du Kampuchéa démocratique et installe un nouveau régime communiste, la république populaire du Kampuchéa. Decoux, tardivement informé, est censé couvrir Mordant. Les milieux d'affaires poussent également à la conquête, qu'ils jugent nécessaires pour que la France puisse se développer en Extrême-Orient[75],[76]. La libéralisation économique ne va cependant pas de pair avec l'accroissement des libertés politiques, et la nomenklatura communiste se réserve une large part des retombées financières du « miracle économique vietnamien Â». Les pourparlers de Paris se déroulent en plusieurs temps et sur plusieurs années, les principaux négociateurs étant Henry Kissinger côté américain et Lê Đức Thọ côté nord-vietnamien. Le recrutement par concours des mandarins, sur le modèle des examens impériaux chinois basés sur la connaissance des écrits confucéens, supplante l'hérédité et la recommandation pour le recrutement des fonctionnaires Sur le plan intérieur, un plan quinquennal est lancé pour collectiviser à marche forcée les terres agricoles du Sud ; la collectivisation est cependant hâtive et les résultats économiques ne sont pas à la hauteur. les Viêt (ou Kinh), qui constituent environ 80 % de la population du Viêt Nam, se considèrent comme les descendants directs des Bac Viêt, et s'appellent parfois Con rồng cháu tiên, soit « fils du dragon, descendants de la fée Â». Les bouddhistes s'insurgent à cette occasion contre les discriminations dont ils font l'objet par rapport aux catholiques : leurs manifestations sont brutalement réprimées et le mouvement de contestation tourne au drame quand plusieurs bonzes s'immolent par le feu en public : les images de la mort du premier d'entre eux, Thích Quảng Đức, font le tour du monde. La tutelle politique de la Chine joue un rôle important dans la naissance et le développement de la langue vietnamienne. J.-C. jusqu'à la chute de la dynastie Lý au XIIIe siècle. Au Nord du pays, en territoire Việt Minh, une assemblée constituante s'ouvre le 28 octobre et adopte neuf jours plus tard une constitution, la première de l'histoire du pays, qui ne fait aucune mention de la Fédération indochinoise ni de l'Union française. À Hué, Bảo Đại, dépassé, tente vainement de faire reconnaître l'indépendance de son pays par les puissances étrangères et envisage de demander au Việt Minh de former un gouvernement. Comme la Chine, le pays est cependant victime des incursions des puissances occidentales : en 1862, le Second Empire français s'empare de la Cochinchine, partie sud du pays. Le 23 octobre, sur le conseil du colonel américain Edward Lansdale, chef de la mission de la CIA à Saïgon, Diệm organise un référendum qui décide de la destitution de Bảo Đại et du choix d'un régime politique républicain. La situation économique du Viêt Nam, en partie à cause du fardeau du conflit cambodgien, demeure très préoccupante, le soutien de l'URSS ne suffisant pas à combler les manques. Photographie. Le Conseil colonial de Cochinchine, la Chambre des représentants d'Annam et celle du Tonkin, bien qu'étant des assemblées élues, ne sont ni délibératives ni exécutives. Les territoires annexés dans ce que les Occidentaux appelaient la Basse-Cochinchine deviennent la Cochinchine française. Le jour suivant se tient un « congrès d'union nationale et de paix Â» dont les délégués - parmi lesquels le syndicaliste catholique Ngô Ðình Nhu, autre frère de Diệm - réclament l'indépendance immédiate sans conditions et la tenue d'une assemblée constituante. Assez vite, les dirigeants se rendent compte que la socialisation à marche forcée de l'ancien Sud Viêt Nam n'a pas produit les résultats escomptés. Des membres de la communauté chinoise du Nam Việt sont tués pendant les troubles, ce qui sert de prétexte à l'empereur pour envoyer ses troupes « rétablir l'ordre Â» dans le royaume voisin. Si, du point de vue industriel, l'Indochine est la première des colonies françaises, les autochtones ne contrôlent que des entreprises de taille modeste. La langue officielle est le vietnamien et la monnaie le dong. J.-C. : les Chinois donnent à ce peuple originel le nom de Cent Yue (traduit par Bac Viêt ou Bach Viet, soit Cent Viêt). Des dizaines de civils, blancs ou eurasiens, sont tués ou pris en otage ; Hô Chi Minh, réfugié hors de Hanoï, lance un appel à la guerre à outrance. Le même jour, les Japonais réunifient la Cochinchine au reste du territoire vietnamien. Guide francophone privé & Agence de voyage francaise vietnamienne à Hanoi Ha Giang Hue Saigon (Ho Chi Minh ville) et delta Mekong. La dette extérieure du Viêt Nam est de 1,9 milliard de dollars et son budget est en déficit permanent[236],[235]. L’administration coloniale française a construit 120 cellules de ce type. Un cessez-le-feu dans l'ensemble de l'Indochine est décidé ; la France et la république démocratique du Viêt Nam conviennent qu'un référendum sera organisé en 1956 dans l'ensemble du Viêt Nam en vue de réunifier politiquement le pays. L'insurrection ne se présente pas officiellement comme communiste, mais est dirigée par le Parti révolutionnaire populaire, branche sudiste du Parti des travailleurs du Viêt Nam et largement supervisée par le régime communiste du Nord, qui l'alimente en matériel et en hommes. Les gouvernements de Nguyễn Văn Xuân et Trần Văn Hữu ayant démissionné, Bảo Đại entreprend de constituer un nouveau gouvernement, mais les différents chefs nationalistes se récusent, en premier lieu Ngô Đình Diệm qui vise une indépendance totale. À l'hiver 1944, les guérilleros Việt Minh se manifestent à nouveau en Indochine en attaquant quelques postes français. Les Français, pour se garantir des appuis locaux, nouent des alliances avec les sectes caodaïste, Hoa Hao et Bình Xuyên, et comptent sur le soutien des catholiques vietnamiens. Et bien sûr il refuse d'honorer sa promesse de dédommager le Viet-nam ne serait-ce qu'en partie de ses nombreuses blessures de guerre, de l'agent orange qui ravageait encore le pays : une somme de trois milliards deux-cent cinquante millions de dollars avait été fixée par Washington en janvier 1973 et acceptée par Hanoï ; bien loin des cent-cinquante milliards dépensés par les Américains dans cette guerre[237]. Au fil des années, les représentants des empereurs Han bénéficient d'une certaine indépendance et se montrent soucieux des intérêts locaux ; ils s'appuient sur une nouvelle classe dirigeante, née des unions entre les colons chinois et les grandes familles indigènes. La guerre d'Indochine, conflit larvé depuis septembre 1945, est désormais une guerre ouverte[158],[159]. À compter du Xe siècle, la trame de l'histoire du pays se confond avec l'expansion des Viêt vers le Sud, via un processus de conquête territoriale appelé le Nam Tiên (la « marche vers le Sud Â»)[2]. Au Centre du pays, sur la côte du Viêt Nam central, dans la province de Quang Ngai, se développe vers 800 av. La famille Lê est contrainte à la fuite. La langue écrite nationale, le chữ nôm, utilise les caractères chinois, témoignant de la profondeur de l'empreinte culturelle chinoise[37]. L'ex-empereur revient enfin au Viêt Nam, sans soulever beaucoup d'enthousiasme, et s'installe à Đà Lạt. Les députés de l'Assemblée nationale vietnamienne sont élus en avril 1976 : le 2 juillet, le Viêt Nam est officiellement réunifié sous le nom de république socialiste du Viêt Nam. Lê Duẩn meurt en juillet 1986 ; en décembre de la même année, le Parti communiste vietnamien tient son 6e congrès, qui marque une étape décisive dans son évolution idéologique. L'amiral Bonard, signataire du traité de Saigon, en devient le premier gouverneur. Michel Catlla, Gilbert de Terssac et Truong An Quoc, Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Association des nations de l'Asie du Sud-Est, Coopération économique pour l’Asie-Pacifique, Front national de libération du Sud Viêt Nam, Relations entre les États-Unis et le Viêt Nam, Coopération économique pour l'Asie-Pacifique, université nationale du Viêt Nam de Hanoï, université nationale de Hô Chi Minh-Ville, liste des codes internationaux des plaques minéralogiques, liste des préfixes des codes OACI des aéroports, liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs, Full results of the 2009 Population and Housing Census of Vietnam, part #1, The paternal and maternal genetic history of Vietnamese populations, Rapport de la mission d'information effectuée en république socialiste du, Représentations diplomatiques du Viêt Nam, Organisation internationale de la francophonie, Association internationale des maires francophones, Assemblée parlementaire de la francophonie, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Viêt_Nam&oldid=178115797, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article avec une section vide ou incomplète, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Page pointant vers des bases relatives à la vie publique, Page pointant vers des bases relatives au vivant, Page pointant vers des bases relatives à la santé, Page pointant vers des bases relatives à la bande dessinée, Page pointant vers des bases relatives aux beaux-arts, Page pointant vers des bases relatives à la musique, Portail:Langue française et francophonie/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Tay, Thai, Nung, Bo Y, Giay, Lao, Lu, San Chay, Kho Mu, Khang, Mang, Xinh Mun, Bru-Van Khieu, Ta Oi, Co Tu, Hre, Gie Trieng, Ba Na, Xo Dang, Brau, Ro Mam, Mnong, Ma, Co Ho, Xtieng, Cho Ro, Kho Me, O Du, Fête traditionnelle célébrée en l'honneur des premiers empereurs vietnamiens, fondateurs de la nation, Célébration de la contribution des travailleurs au pays, Fête nationale de la république socialiste du Viêt Nam, Proclamation de l'indépendance du Viêt Nam par, religion traditionnelle vietnamienne et irréligion ou athéisme, 9 aéroports internationaux dont 4 d’entre eux sont desservis par les vols internationaux : les aéroports de. La majorité des troupes communistes se retire vers le Nord, mais une dizaine de milliers d'hommes, sous la direction de Lê Duẩn, demeurent au Sud dans la clandestinité[178],[179],[180],Féray 2001, p. 66-70,[181],[182]. Le Lycée Marie Curie. Afin de se prémunir contre l'agitation fomentée par la cour de Hué dans les régions avoisinantes et de poursuivre l'extension de la France en Extrême-Orient, il négocie par ailleurs un protectorat sur le Cambodge voisin[79]. Au niveau régional, le Viêt Nam s'impose comme une puissance dominante en mettant le Laos voisin, où les communistes ont également pris le pouvoir, sous son influence. Hô Chi Minh entre comme ministre en 1944 dans un « gouvernement provisoire Â» vietnamien créé avec le soutien de Tchang Kaï-chek. . La première année de règne effectif de Bảo Đại constitue donc une déception pour les nationalistes. Malgré son caractère sanglant, la réforme agraire transforme en profondeur le paysage agricole du Nord Viêt Nam, dont la société est modifiée dans un sens plus égalitaire. Les premiers colons néerlandais à s’implanter dans la région la surnommèrent simplement « Zuid Afrika ». Au Nord, le gouvernement du Việt Minh multiplie les réformes et les actions de propagande ; il a entretemps les plus grandes difficultés à gérer la famine qui continue de sévir - d'autant que la coupure d'avec le Sud le prive des surplus de la Cochinchine - et doit compter avec la présence envahissante des troupes d'occupation chinoises, qui soumettent le pays à un véritable pillage. Des crises régulières sont provoquées par les pressions de la cour impériale, par les abus de fonctionnaires impériaux, ou à la faveur d'affaiblissements dynastiques. Révoltes et répressions se succèdent, renforçant chez le peuple Viêt un sentiment de cohésion nationale. Hô Chi Minh, âgé et malade, est de plus en plus éloigné de la gestion des affaires courantes et le politburo du Parti est, pour l'essentiel, dominé par Lê Duẩn, Lê Đức Thọ et le général Nguyễn Chí Thanh, ce dernier étant responsable, avec le ministre de la défense Võ Nguyên Giáp, de la stratégie militaire. Sous le règne de Lê Thánh Tông (1460-1497) est rédigé un code légal, le code « Hong-duc Â», qui tente de définir l'homme viêt dans la totalité de ses rapports sociaux. Le Sud Viêt Nam, entretemps, continue d'être politiquement instable. Durant la période de la colonisation française, le Viêt Nam est divisé en trois entités administratives : au Sud, la colonie de Cochinchine, placée sous la tutelle directe des lois et de l'administration françaises ; au Centre, l'Annam, théoriquement placé sous un régime d'administration indirecte, le souverain, le mandarinat et les lois étant soumis, comme le Cambodge et le Laos voisins, au protectorat de la France ; au Nord, le Tonkin, sorte de « semi-protectorat Â», qui évolue vers un régime d'administration directe[84]. En 1847, la France réclame au royaume d'Annam les mêmes avantages qu'elle et le Royaume-Uni ont obtenu en Chine ; elle exige en outre que soit respectée la liberté religieuse au Viêt Nam : après un ultimatum en ce sens, un incident grave a lieu quand deux vaisseaux de guerre français détruisent les défenses côtières et la flotte vietnamienne à Tourane. Les années 1920-1930 voient également le développement, principalement en Cochinchine, d'organisations politico-religieuses aux discours nationalistes. Le gouvernement du Nord Viêt Nam, s'il n'est pas forcément au courant des doutes croissants au sein de l'administration américaine sur la stratégie à tenir, est pour sa part conscient de l'impact politique de la guerre aux États-Unis et en tient compte dans sa stratégie d'usure[219]. En juillet 1881, le président du Conseil Jules Ferry fait voter des crédits pour assurer la sécurité des Français au Tonkin, celle-ci ne pouvant être garantie par les autorités de Hué. Nguyên Sinh Cung - alors connu sous le nom de « Nguyễn Ái Quốc Â» (Nguyên le Patriote), et plus tard sous celui d'Hồ chí Minh - agent de l'Internationale communiste (Komintern) en Extrême-Orient, fonde à Hong Kong, en février 1930, le Parti communiste vietnamien ; bien qu'essentiellement composé de Vietnamiens, le parti est rebaptisé à l'automne Parti communiste indochinois, afin de s'adresser à l'ensemble des indigènes de l'Indochine française. La « concorde et la réconciliation Â» promises pour l'après-guerre se traduisent dans les faits par des cours et des camps de rééducation, qui ne sont pas réservés aux seuls collaborateurs du régime sudiste : de nombreux cadres du FNL, soupçonnés d'avoir été trop longtemps influencés par « la culture occidentale bourgeoise et décadente Â», sont également arrêtés. Une assemblée constituante est élue en mars 1956 et en octobre, pour le premier anniversaire de la proclamation de la république, une constitution est adoptée, qui confère au chef de l'État des pouvoirs très étendus.